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Mais c’est qui ce Tony Jah ?

Tsunami sur l’île Maurice. Pas de grosses vagues mais un mot sur toutes les lèvres : «Anhan !» Le responsable : un petit gars de 19 ans qui, à grands renforts de Sega Coulev et de To Fam Souper, est devenu incontournable. Rencontre.

Aux USA, il y a Superman. Ici, on est plutôt en mode Souper Man en ce moment, à en croire le succès de Tony Jah, de son vrai nom Tony Jeff, avec ses deux tubes : Sega Coulev et, plus récemment, To Fam Souper. C’est simple, demandez au marchand de dol pouri ou à vos collègues dans les couloirs du bureau, prêtez l’oreille dans les fêtes familiales et vous entendrez certainement les «anhan» d’usage chez le jeune artiste. Et la chanson To Fam Souper a même droit à des parodies sur les réseaux sociaux. 

 

Tiens, voilà notre Tony Jah qui s’amène dans son sekter de Cité La Cure. Démarche assurée, sourire taquin, petit air de bout en train. Il nous prévient d’avance : toutes ses histoires sont pour rire. Notre Tony Jah national ne convoite aucunement les femmes des autres. Plusieurs le décrivent d’ailleurs comme très timide. Par contre, notre interlocuteur adore se lâcher avec du freestyling tendance MC. C’est d’ailleurs de cette façon que sa carrière s’est envolée.

 

«Je suis très fan des sketchs humoristiques comme ceux de la troupe Komiko ou de Laval Disco. Justement, c’est en plaisantant sur la pièce Coulev de Laval Disco qu’on s’est retrouvés avec une chanson comique que mon ami Miguel a postée sur sa chaîne YouTube et les réseaux sociaux. Et ça a très vite pris de l’ampleur», raconte Tony Jah.

 

La suite est souper pour lui. Il devient connu, décide, une nouvelle fois avec son ami, de proposer une autre chanson. Et avec «anhan» et autres crèmes de chocolat, Tony Jah s’impose. Une vraie porte de sortie pour celui qui vit dans des conditions modestes et doit faire des petits boulots ici et là pour subvenir à ses besoins.

 

Mais pourquoi se fait-il appeler Tony Jah ? «Ce sont les gens qui aiment me taquiner en m’appelant comme ça. Du coup, j’ai adopté le nom», dit-il, précisant que ce n’est pas la star thaïlandaise de films d’action Tony Jaa (qu’il aime bien d’ailleurs) qui l’a inspiré.

 

Depuis Sega Coulev et To Fam Souper, sa vie devient plus lumineuse. «Je suis très amusé quand les gens m’arrêtent dans la rue et me font des anhan ou me disent To fam souper. Mais je prends tout ça de façon cool, amusante.» Le jeune homme veut maintenant relever le défi du premier album, qu’il concocte en ce moment avec son pote arrangeur Miguel Nadal.

 

Ce dernier s’occupe de toute la partie technique, notamment des vidéos qui ont propulsé son ami sur le devant de la scène. «Nous voulons sortir cet album en septembre. Le public connaît déjà les deux morceaux du moment et on va essayer de continuer dans la même veine, avec probablement huit chansons que nous sortirons sur CD, et non sur Internet et les réseaux sociaux», explique Miguel Nadal qui se décrit comme un beatmaker.

 

En attendant, Tony Jah sourit et goûte à un souper succès.