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Vampyr : un jeu aux dents longues

Vous serez un «saigneur» de la nuit ! Car dans Vampyr, sorti sur PC, PS4 et Xbox ONE ce 5 juin, vous suivrez les aventures d’un vampire en pleine épidémie de fièvre espagnole à Londres, à peu près à l’époque de la Première Guerre mondiale. Avec tout ce qu’il faut de sang, de rues mal éclairées et de monstres en tous genres. De quoi satisfaire les fans de ce genre de jeu d’aventure à l’univers trop rare (on n’en a pas trop vu depuis la saga Legacy of Kain et Soul Reaver), à défaut d’avoir un titre parfait.

 

Vous êtes donc Jonathan Reid qui est du genre malchanceux. Le voilà qui, après avoir été victime d’une mort suspecte, se réveille en vampire. C’est bien ? Oui, le monsieur a des super pouvoirs de la nuit mais il est traqué par une société secrète bien décidée à éradiquer les vampires. Mais que se passe-t-il ? Qui êtes-vous ? Comment vous en sortir ?

 

Les développeurs français de DONTNOD vous proposent un jeu d’aventure où vous déambulerez dans des rues obscures, souvent mal famées, dans un climat tendu. Il faudra explorer divers quartiers bien divisés de Londres, tout en suivant la quête principale et une foule d’autres quêtes annexes que vous alloueront les personnages non joueurs. Classique jusqu’ici, direz-vous.

 

Sauf que l’aspect vampirique du jeu influence beaucoup son gameplay. Le jeu inclut un système où il faut surveiller la qualité… du sang des personnages non joueurs. Celle-ci s’améliore lorsque vous avancez dans les nombreuses quêtes qu’ils vous donnent. Il faut aussi confectionner et chercher des médicaments pour améliorer le quotidien physique et psychologique de plusieurs personnages non joueurs, quand vous n’êtes pas occupé à dialoguer longuement avec eux. Et le fait de glaner de l’expérience durant ces quêtes vous permet de vous reposer et d’avoir accès à un arbre de compétences pour devenir un meilleur vampire. Aussi à prendre en compte, le bien-être dans chaque quartier de Londres, car si l’un des dirigeants sombre, ça risque d’être un peu foutu dans le coin. 

 

Il y a donc de quoi faire dans Vampyr. Par contre, pour ce qui est des combats, on voit vite les limites du jeu. Bouton d’esquive, sort magique, arme secondaire, du plutôt classique renouvelé uniquement par de nouveaux pouvoirs. Mais on sent rapidement que la plupart des joueurs vont adopter le sort qui convertit le sang en points de vie, rendant du coup le jeu bien plus facile que prévu. À part ça, si vous aimez les abominations organiques, quelques boss devraient vous satisfaire.

 

Visuellement, Vampyr remplit son contrat qui est de proposer une ambiance gothique et surnaturelle, rappellant beaucoup l’excellente série Penny Dreadful. Certes, ce n’est pas le plus beau jeu jamais sorti mais en termes d’ambiance, Vampyr marque des points. Il constitue un moment sympa, qui ne révolutionne pas le genre, qui est un peu limité par moments dans son gameplay mais qui devrait, de par son ambiance, ravir les amateurs de jeux vampiriques.