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Démissionner pour mieux rester !

Et Bérenger revient plus fort que jamais ! En décidant de se soumettre à l’exercice d’une motion, devant décider de son éventuelle démission du poste de leader, le dirigeant mauve ne prend même pas de risques tant tout est réfléchi, calculé. Présentation d’une motion, opposition de quelques yes men, connus du bureau politique, puis passage au comité central, et une majorité de voix votant contre cette motion de démission. Une mascarade pour un épilogue connu d’avance. Résultat : le leader retrouve sa légitimité, et peut donc continuer à diriger son camp en toute autorité, au travers de motions de blâme, d’avertissements, et de cartons jaunes/rouges (au choix). Ainsi, le coup de théâtre d’hier, avec la présentation d’une démission via une motion, avait plusieurs objectifs : faire taire toutes les voix qui osent prendre le leader à contre-pied dans les instances du parti, démontrer qu’il contrôle toujours les cellules mauves et surtout éviter l’affront qu’il aurait pu subir si d’aventure la question Obeegadoo était évoquée lors du comité central de ce samedi.

 

Alors qu’au départ, après l’interview d’Obeegadoo, parue dans l’hebdomadaire Week-end, c’est un Bérenger «blessé» qui avait proposé une motion de blâme contre l’ancien ministre de l’Éducation au bureau politique, laissant comprendre que cette motion allait ensuite être débattue au comité central du 10 février, lui et sa garde rapprochée ont fini par faire marche arrière. Et ce, après avoir appris qu’Obeegadoo bénéficiait d’un soutien non négligeable au comité central. Du coup, Ajay Gunness, qui avait parlé de «cas d’indiscipline» évoquant même «des sanctions» revenait sur ses mots pour lâcher cette fois «confusion et cafouillage», précisant que la question Obeegadoo ne serait pas débattue.

 

Mais, ayant eu vent que, malgré tout, une interrogation pourrait surgir, le leader des Mauves prit donc les devants, provoquant l’étonnement en décidant d’un seul item à l’agenda du comité central : sa motion de démission. Démission qui fut sans surprise refusée et qui s’apparente plutôt à une ruse de diversion. Une stratégie plutôt ridicule, qui fait perdre un temps précieux à un MMM totalement déconnecté des réalités et qui n’avait pour but que de redonner à son leader sa totale liberté de pouvoir. Sans compter que l’exercice d’hier voulait aussi faire oublier tous les propos sensés et les questionnements justes d’Obeegadoo, qui se demandait si «après neuf défaites dans une ligue de football, une équipe garde les mêmes joueurs, la même stratégie, le même entraîneur et le même capitaine.» Sauf qu’au MMM, depuis bien longtemps, on ne change pas une équipe qui perd.

 

Encore moins son capitaine qui, pour mieux rester à sa place, fait semblant de démissionner, sachant d’avance l’issue de son geste. à en croire qu’on le force à rester ! Et c’est ainsi que le leader réussit son coup avec la petite scène du comité central. Comme pour mieux tourner la page des vérités lancées par Obeegadoo. Pourtant, au lieu de cette comédie burlesque, jouée par la direction du MMM, celle-ci aurait gagné à analyser les propos objectifs d’Obeegadoo. «La dernière défaite a pris l’ampleur d’une déroute. 14 % à Quatre-Bornes, circonscription urbaine où le MMM est né ! (…) Le MMM doit regarder la vérité en face et procéder à une analyse sans complaisance de sa dernière défaite (…) A tous les niveaux les militants sont très perturbés par la situation actuelle du parti (…) On sent que ça ne peut plus continuer. Le monde a changé, notre société s’est transformée, et pour être pertinent, il faut nous réinventer (…) On ne peut plus continuer ainsi, sinon ce grand parti qu’est le MMM va disparaître (…) On ne peut plus exister et fonctionner comme avant avec une conférence de presse hebdomadaire du leader (…) Le MMM doit se mettre à jour, prendre acte des grandes transformations et se réinventer.» Mais à la direction du MMM, le choix est clair : créer une distraction pour recommencer à fonctionner comme avant. Back to square one ! Business as usual. Et Bérenger peut se permettre de dormir tranquille. Le voilà qui revient dans son fauteuil de leader (qu’il n’avait pas quitté) plus fort que jamais !