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Le cri du cœur des habitants de Résidence Barkly

Une formation plus poussée des services de police aiderait-elle à faire régner l’ordre à Résidence Barkly ?

Drogue, affrontements, règlements de comptes, intimidation, entre autres, font partie du quotidien des habitants de Résidence Barkly. Et cette situation dure depuis plusieurs années. Les habitants expriment leur ras-le-bol… 

Les habitants n’en peuvent plus. Depuis le début de cette année, cette petite cité nichée au cœur de la ville de Beau-Bassin a déjà fait parler d’elle à plusieurs reprises, mais malheureusement pas pour de bonnes raisons. Aujourd’hui, elle n’inspire que la crainte et la peur, et souffre d’une mauvaise réputation malgré toutes les bonnes choses qui s’y passent.

 

Depuis plusieurs années déjà, les habitants de Résidence Barkly vivent sous hautes tensions. Et pour éviter des problèmes, beaucoup ont fait le choix de vivre reclus dans leurs maisons, de se taire afin de ne pas se retrouver au cœur d’une altercation ou d’un règlement de comptes. Il faut dire que les règlements de comptes sont monnaie courante dans le coin pour résoudre ses différends. Cet endroit, où il faisait bon vivre autrefois, s’est transformé en une véritable zone de guerre des gangs. Certains disent qu’il est même dangereux de circuler dans les rues de la cité en journée. «C’est comme si certaines personnes voulaient envahir l’espace des autres pour montrer que l’endroit leur appartient», confie Emilie*, domiciliée à Résidence Barkly.

 

Comment est-ce que la situation à Résidence Barkly s’est-elle détériorée de cette façon ? D’après Emilie, notre interlocutrice – une enseignante de 31 ans –, la source de conflits serait le plus souvent la drogue. «La drogue est présente à tous les coins de rue. Et lorsque les problèmes liés à ce fléau surviennent, il y a des confrontations et les intéressés peuvent se bagarrer sans se préoccuper des autres. Personne n’ose dénoncer les trafiquants car les autorités ne protègent pas les dénonciateurs. Donc tout le monde se tait de peur d’être agressés par ces malfaiteurs qui sont bien souvent armés.»

 

Le rôle des parents

 

Pour remédier à ces problèmes, notre interlocutrice est d’avis que les parents ont un rôle à jouer. «Les parents doivent s’investir davantage dans l’éducation de leurs enfants. Ces derniers sont bien souvent laissés à leur sort à un âge où ils sont facilement influençables. C’est ainsi qu’ils se retrouvent au cœur des fléaux comme le trafic de drogue.»

 

Toutefois, bien qu’il soit indéniable que le trafic de drogue est l’un des principaux responsables de la détérioration sociale à Résidence Barkly au fil des années, Cédric*, un autre habitant de la localité, est d’avis que ce n’est qu’une partie du problème. Pour lui, la violence règne en maître dans le quartier aujourd’hui. «Li kapav akoz enn problem delo, li kapav enn simp diskision ant vwazin, me a sak fwa ki ariv enn ti zafer, zot tou regle li par la violans. Il y a un gros problème relationnel ! Pourtant dans la localité, beaucoup ont reçu une bonne éducation. Nous en avons assez de vivre dans de telles conditions à cause de quelques têtes brûlées qui font ce qu’elles veulent», confie Cédric, un trentenaire.

 

Et qu’en est-il de la police dans tout ça ? Selon notre interlocuteur, la police devrait être mieux formée pour faire régner l’ordre à nouveau ! «La situation à Barkly est comme dans les favelas du Brésil. Elle est de plus en plus ingérable. Nos services de police n’ont peut-être pas bénéficié d’une formation adaptée pour venir à bout des problèmes auxquels nous faisons face. Et au fil du temps, les choses ont évolué. Peut-être qu’avec une formation plus poussée à l’étranger, elle parviendra à retrouver son rôle.» Plusieurs habitants se demandent, eux, si seules des campagnes de sensibilisation peuvent venir à bout de ces problèmes qui durent depuis des années.

 

*Prénoms modifiés

 


 

Nouvel affrontement entre les clans Perrine et Caroopen

 

Cela fait plusieurs mois que les familles Perrine et Caroopen, domiciliées à Barkly, sont à couteaux tirés. Le motif : un membre du clan Caroopen se serait interposé lorsque deux jeunes dont un mineur du clan Perrine se disputaient. Cela remonte à octobre 2017. C’est ce que nous confiait l’un des frères Perrine la semaine dernière, soit quelques jours après son arrestation. Et depuis cette première altercation, les deux familles en viendraient souvent aux mains. Le dimanche 21 janvier, une bagarre entre Sylvio, Jean Patrice et Hérold Perrine, âgés de 48, 41 et 42 ans respectivement, leur neveu Jonathan Louis, 28 ans, et le clan Caroopen avait éclaté et avait fait deux blessés. Si cette énième dispute avait conduit à plusieurs arrestations, cela n’a en rien empêché les deux familles de s’affronter à nouveau le lundi 29 janvier. Une gifle qui aurait été donnée à un mineur serait à l’origine d’une nouvelle confrontation.