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Sabriyah Jamalkhan : Djette, on the top of Africa

La jeune femme ne peut pas se passer de musique.

Du bout de ses doigts, elle fait naître de la magie. Des beats qui touchent au cœur. Des sons qui font danser les foules. Sabriyah Jamalkhan, 37 ans, est une femme DJ. Son nom de scène : She Devil. Diabolique, la platine girl ? Sur scène, peut-être : elle y voit rouge. Rouge passion. Met le feu aux dance floors et insuffle la flamme de la joie. Sinon, c’est une amoureuse de la vie et de la musique. Une artiste à fleur de peau et de mix. Une musicos qui vient de décrocher un titre au top ; celui de meilleure djette de la région africaine pour l’année 2017 par le site djanetop.com (où des votes de fans sont comptabilisés). Son objectif pour 2018 : kas pake pour le classement mondial.

 

Cette habitante de Port-Louis, maman de deux filles, se découvre une passion pour le deejaying il y a quelques années. Grâce à l’aide de proches – Ben Jamalkhan, Alain Beaubois, Ruben Pachetty (pour ne citer que ceux-là) –, elle apprend les rudiments du mix et développe sa propre musicalité. Elle participe à la Ministry of Sound Dj Academy et est classée parmi les 25 meilleurs DJ. Depuis, elle s’est fait un nom dans le milieu et ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Pour connaître un peu plus Sabriyah Jamalkhan, voici quelques petites infos : 

 

Un moment à ne pas oublier. «Madagascar, Tana, pour la troisième édition du Spring Break Festival. C’est ma première expérience internationale. Je me retrouve face à 5 000 personnes. Les questions se bousculent dans ma tête : vont-elles aimer ce que je fais, vont-elles danser ? J’ai un trac immense. C’est le trou noir. Je ne sais pas ce que je vais faire. Puis, je me retrouve devant mes platines. Je me lance. Et là, le public aime, crie, danse… C’est un moment de pur bonheur.»

 

Un instant qui a changé votre vie. «C’était quand le magazine international spécialisé dans l’actualité des femmes DJ, le Djane Mag, m’a contactée pour que j’apparaisse dans cette publication. C’était une reconnaissance internationale ; les meilleures djettes y apparaissent. C’est à partir de là que tout s’est enclenché et que j’ai, je pense, intégré le classement de djanetop.com.»

 

Un sample dont vous ne pouvez pas vous passer. «Il n’y en a pas un en particulier. C’est de la musique dont je ne peux pas m’en passer… tout simplement.»

 

Un mix qui vous donne la chair de poule. «J’adore tous les mix d’Armin Van Buuren. Je le suis sur sa chaîne YouTube.»

 

Un endroit où vous aimeriez vous produire. «À l’étranger. J’aimerais porter haut notre quadricolore à travers le monde.»