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Sandy Christ Bhaganooa : La passion du barreau

Le jeune homme fait la fierté de ses proches : sa mère Sharone, son père Jean-Pierre et son frère Kenny.

C’est au sein de LCMB Avocats et Associés, un cabinet d’avocats franco-mauricien qui a vu le jour en France et dont l’objectif est de fournir des conseils tant sur le droit mauricien que français, que ce jeune avocat évolue. Il nous parle de son métier, de ses débuts de carrière et de sa passion pour le droit, en attendant l’ouverture d’une branche du cabinet dans son île natale.

Quelques minutes suffisent pour confirmer la réputation de «jeune professionnel dynamique» qui le précède. Le regard est profond. Le sourire franc. La poignée de main : ferme. Sandy Christ Bhaganooa est comme on nous l’avait décrit : «Courtois, avenant, avec la tchatche facile.» Il ne peut en être autrement, son métier oblige. À la lecture de son CV, on comprend tout.

 

À 28 ans, Maître Sandy Christ Bhaganooa, un habitant de Roches-Brunes – où nous le rencontrons – est un avocat inscrit au barreau de Paris et à celui de Maurice. Il est également membre du réseau Avocats Sans Frontières. Il a prêté serment comme avocat devant la Cour d’appel de Toulouse et comme Barrister-at-Law devant la Cour suprême de Maurice. Titulaire d’un LLB (Hons.) de l’Université de Maurice, d’une maîtrise et d’un Master 2 en droit privé général de l’Université de Franche-Comté et enfin du CAPA de l’École des Avocats de Strasbourg, il a aussi été Lecturer (chargé d’enseignement) en droit civil et en droit des fiducies (Law of trusts) à l’Université de Maurice.

 

Il a exercé aux côtés de plusieurs avocats français et mauriciens (à Maurice notamment au sein des cabinets Ribot Chambers Ltd et Uteem Chambers Ltd) en droit des affaires, en droit civil, en droit immobilier, en droit patrimonial, en droit des assurances, en droit du travail, en droit des sociétés, en droit de l’arbitrage et accessoirement en droit des étrangers. Il assiste et conseille les professionnels et les particuliers en droit français, en droit mauricien, en droit européen et en droit international.

 

Aujourd’hui, c’est au sein de LCMB Avocats et Associés, situé au centre de Paris, que le jeune Mauricien se construit sur le plan professionnel. Et aux côtés de lui : «Une équipe à l’écoute, qui est toujours disponible pour conseiller et accompagner» tous ceux et celles qui se tournent vers le cabinet, guidée par des valeurs comme «l’efficacité, l’engagement, l’humanité et la loyauté». Car LCMB Avocats et Associés, c’est avant tout une histoire d’amitié entre Kevin Ladouceur, Zareen Chadee, Yvan Mallet, Sandy Christ Bhaganooa et Richard Khan Legrand. Ils ont décidé d’unir leurs compétences pour créer LCMB Avocats et Associés, un cabinet d’avocats franco-mauricien, qui a vu le jour en France et dont l’objectif est de fournir des conseils tant sur le droit mauricien que français.

 

Leurs domaines de compétences : droit des affaires, droit contractuel et commercial, droit du travail, droit de la santé, droit des assurances, droit de l’immobilier, droit extrapatrimonial, droit des étrangers, droit de la responsabilité et droit pénal. Les avocats du cabinet interviennent, en conseil et en contentieux, tant en droit français qu’en droit mauricien, et ils accompagnent aussi bien les particuliers que les entreprises en France et à Maurice.

 

Voilà pour la partie officielle. Pour le reste, il y a de la passion. «Beaucoup», lâche Sandy Christ. Et une grande envie de se mettre au service des autres. «J’étais classé 35e aux examens du CPE et j’ai passé, par la suite, sept ans au collège Royal de Curepipe. C’est à l’issue du HSC que j’ai voulu faire du droit. Mes parents n’avaient pas les moyens pour m’envoyer en  Angleterre. Je suis donc resté à Maurice. Cela a été un peu a blessing in disguise parce qu’à Maurice, on fait le droit civil mauricien qui est très français», raconte le jeune homme. «Et là, je suis tombé amoureux du droit civil, de tout ce qui est lié au code Napoléon. Je me suis dit : je vais aller faire une maîtrise en France. J’ai postulé dans des universités et j’ai fait ma maîtrise. Je suis sorti deuxième de ma promo. Un de mes profs m’a alors demandé si je ne voulais pas tenter le concours d’avocat. Je n’étais pas sûr. En même temps, j’ai fait un Master 2, j’ai tenté le concours et je l’ai eu à la première tentative. Ce n’était même pas prévu quand j’ai  quitté Maurice. C’est super intéressant parce que les frais de scolarité pour une école d’avocats en France, c’est dix fois moins cher qu’en Angleterre.»

 

100 % mauricien

 

L’année dernière, s’est écrit un autre chapitre de son parcours professionnel avec la création du cabinet d’avocats  100 % mauricien. «J’interviens surtout les expatriés francophones en Afrique, sous contrat de droit mauricien. Il y a beaucoup de multinationales à Maurice et, du coup, leurs salariés sont un peu partout dans le monde, à Maurice ou ailleurs. Ils sont sous contrat de droit mauricien. On assiste les expatriés mais des fois, on est du côté de l’employeur», confie Sandy Christ Bhaganooa qui était à Maurice la semaine dernière pour traiter d’une affaire dans le cadre d’une acquisition IRS : «Il y a eu aussi des rencontres avec des partenaires : des huissiers, des avoués, des notaires, des agents immobiliers et aussi des entreprises françaises qui désirent recruter à Maurice et qui ne savent pas comment faire et ils ont alors recours à nos services. Des fois, on a aussi un côté ‘‘pro bono’’, notamment concernant les  Mauriciens qui sont sans-papiers en France. Là, on intervient pour que leurs situations soient régularisées auprès de la préfecture. On défend également le Mauricien qui est employé par un Français ici et qui a été licencié sans que l’employeur ait respecté les procédures.»

 

Pour lui, l’aventure LCMB Avocats et Associés aide à «donner une bonne image de Maurice à Paris». «On est le premier cabinet où il y a plusieurs Mauriciens qui sont impliqués et on sera sur deux pays. D’ici l’année prochaine, il y aura une branche du cabinet dans l’île», annonce-t-il.

 

Comme il le souligne plusieurs fois, avec ses collègues, c’est bien plus qu’une histoire de travail : «Il y a Kevin qui intervient en droit des affaires et droit fiscal. Il y a Zareen qui fait également pas mal de fiscalité et il y a également Yvan qui fait du droit des fusions acquisition. C’est pour cela qu’on est assez complémentaires aujourd’hui.

 

Après, il y a aussi le droit de la propriété intellectuelle qui est un domaine en plein essor.»

Même s’il s’est installé loin de son île natale, Maurice occupe toujours une place de choix dans sa tête et dans son cœur.