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Rencontre avec Mohamed Babooa : Le karaté dans la peau

Il voue une grande passion pour les arts martiaux. Mohamed Babooa, adepte de shotokan, a fait parler de lui en Angleterre en montant sur le podium lors du Grand Open Karate Championships.

On ne nit pas d’apprendre dans la vie même en atteignant la quarantaine. Mohamed Babooa, un Mauricien adepte du shotokan en Angleterre, continue à enrichir ses connaissances après de longues années d’apprentissage au karaté. Il s’est récemment fait remarquer en prenant la troisième place au Grand Open Karate Championships dans l’Essex.

 

Le Mauricien est monté sur le podium après un bon parcours en kumité. Ce résultat à une saveur particulière pour le sportif, étant donné que c’est son premier tournoi majeur sur le circuit britannique.

 

Pratiquant le shotokan, depuis l’âge de 15 ans, Mohamed Babooa a participé à des compétitions moins importantes depuis qu’il a repris le karaté en 2009. Toutefois pour ce dernier, un podium dans une grande échéance reste un moment unique en raison d’un niveau très relevé. Comme il nous le dit lui-même, pour se démarquer il faut être bon.

 

«C’est très compétitif, on a affaire au niveau mondial et il y a beaucoup de participants dans ce type de rendez-vous. Pour atteindre le podium, il faut batailler dur. Et il y a aussi la présence des combattants étrangers comme c’était le cas dans mon groupe. Leur présence apporte du piquant à la compétition», révèle Mohamed Babooa.

 

Ce haut niveau, le Mauricien le retrouve également en club. Pensionnaire du Mo-Ichido Karate Club, le Londonien se frotte également à des athlètes de classe internationale. «Au club, il y a deux Champions du monde et trois champions d’Europe. Ce qui donne une idée du niveau de cet art martial en Angleterre. Quant à moi, je suis heureux d’être en contact avec des compétiteurs de ce calibre. Je peux me perfectionner encore plus», avance celui qui est employé comme store manager à l’Epsom & St Hellier University Hospital, à Londres. 

 

En quête d’un avenir meilleur Mohamed Babooa délaissera la chaleur des Guibies, à Pailles, pour la grisaille londonienne en 2006.  Il s’y rend pour des études universitaires et obtiendra par la suite un Bachelor degree en Business Management de l’Ulster University of London.

 

Nostalgique de son île natale

 

Dans un premier temps, il mettra en veilleuse sa passion pour le shotokan avant de reprendre du service. Passionné par les arts martiaux, au début il touche un peu à tout avec du shito ryu, goju ryu (deux styles de karaté) et un peu de ju-jitsu. Sa rencontre avec le Sensei Collin sera déterminante dans son orientation vers le shotokan.

 

«Je suis parti faire un tour à son club et j’ai aimé le style de karaté qu’il pratique. Comme c’est une ceinture noire de 4e dan et un arbitre international j’ai beaucoup appris de lui. D’ailleurs, c’est lui qui m’a encouragé à prendre part à la compétition», évoque notre Londonien.

 

Malgré son âge, Mohamed Babooa souhaite pousser encore plus loin sa carrière sportive. Comme il n’existe pas d’âge limite pour faire de la compétition en karaté, l’athlète qui est en lui veut briller encore plus notamment sur la scène internationale.

 

«Mon rêve est d’avoir l’opportunité de concourir dans des tournois internationaux et européens. Ce sera vraiment  fantastique vu que j’aurai la chance de me mesurer à des compétiteurs très coriaces. En même temps, le Mauricien que je suis très fi er puisque même si je réside en Angleterre, je serais très heureux de représenter mon pays dans un tournoi de grande envergure», déclare Mohamed Babooa.

 

L’amour de la patrie, le karateka l’a toujours en lui. Même s’il est bien établi dans la capitale britannique, Mohamed Babooa caresse toujours le rêve de revenir vivre dans son île natale. Il garde toujours contact avec ses proches et fait souvent le va-et- vient entre les deux pays.

 

«L’île Maurice me manque ainsi que ma famille, mes amis et mon Sensei Paul Ip avec qui j’ai  commencé le shotokan en 2002.  Bien sûr le niveau de vie est différent mais j’aimerais bien y revenir m’installer, mais dans l’immédiat je continue à me perfectionner. Je suis déjà détenteur d’une ceinture noire de 1er dan et j’espère décrocher un deuxième cette année», explique celui qui a débuté sa carrière à l’âge de 15 ans.

 

Amateur de fitness et bien entendu de notre bon briani national, notre interlocuteur pense déjà à sa reconversion sportive. Alors qu’il se prépare pour son 2e dan, Mohamed Babooa souhaite à son tour transmettre son savoir à la future génération de karatékas.