• Lor To Larout : Quand le père Laurent Rivet fait résonner pop rock-séga, reggae et swing
  • La vie en bio
  • Maalaavi Raghoo, 2 ans, atteinte d’anémie aplastique sévère : Sa famille dans l’attente…
  • Nushrath Maghoo-Allgoo, tout en beauté
  • Transfert : Damien Balisson rejoint La Tamponnaise
  • Reconstruction mammaire : ce qu’il faut savoir…
  • Boxe – Championnats du Monde Jeunes : Hellène et Antalika défient l’élite mondiale
  • Le Marchand : un «one stop shop» signé Boris de Chazal
  • Rashid Edoo ou l’histoire d’un aveugle qui retrouve la vue
  • Saisie de cocaïne et de cannabis chez un jeune directeur à Flic-en-Flac : L’ADSU sur la piste de Patrice Rungasamy depuis une semaine

Une seule option possible !

Une obligation de résultats ! Une obligation à déposer un bilan positif. Une obligation à insuffler un climat optimiste dans le pays. Pravind Jugnauth, s’il veut être un candidat crédible, dans le fauteuil de Premier ministre, lors des prochaines législatives, n’a aucune autre option que celle de démontrer les progrès accomplis sous son leadership. À deux semaines du premier anniversaire de la succession SAJ-Pravind à la tête du pays, à deux semaines de la date qui a vu notre pays pencher du côté d’une monarchie, blessant notre démocratie, quelle image laisse le chef du gouvernement à la population ? Que retient-on du passage à témoin des Jugnauth ?

 

Alors qu’au moment de cette accession inédite, l’opposition avait tenté quelques menaces : une mobilisation (flop), des possibilités de démission collective (vite oubliées), force est de constater, qu’à part la vigoureuse dénonciation sur le plan moral par une grande partie de la population et quelques contestations en cour, le fils Jugnauth n’a eu aucune peine à récupérer les clés de la Clarisse House.

 

Contraint à prendre son indépendance dès sa nomination, afin de ne pas subir la comparaison d’avec le père (qui, écrasé sous le poids de l’âge, faisait plus de la figuration avant de céder la place), Pravind Jugnauth héritait d’un gouvernement d’où les membres rivalisent d’idées en termes de scandales quand ils ne révèlent pas leur incompétence ou illustrent une politique de copinage n’ayant rien à envier au gouvernement de Ramgoolam. C’est sur cette toile de fond, renvoyant une image désordonnée du pays, que Pravind Jugnauth a enfilé le costume incertain de Premier ministre. Un chef du gouvernement qui, parce qu’il n’est pas entré par la grande porte et sans le plébiscite des urnes, n’a pas goûté à la sérénité de son poste, étant constamment sous pression dans un rôle dont le scénario semble être une affaire de famille.

 

D’où sa tentative, dès sa nomination, de se créer un style propre à lui en essayant de vendre une image autre que celle que l’on connaît : homme mou, consensuel, affable. S’il faut lui créditer d’un certain courage politique avec la demande salutaire à deux de ses ministres (Yerrigadoo et Soodhun) de démissionner, s’il faut reconnaître une progression avec la décision du salaire minimum, Pravind Jugnauth a aussi commis des erreurs de gestion. La crise à Air Mauritius avec l’inacceptable démarche de la déportation des pilotes et le refus de discuter avec les femmes grévistes sont deux exemples – parmi d’autres – qui illustrent les mauvais choix d’un Premier ministre qui a voulu se montrer intransigeant là où il ne le fallait pas.

 

Dans ces deux cas, au lieu de prôner le bon sens et le dialogue, il s’est senti obligé de raidir la ligne pour montrer son autorité. Et a fini – heureusement – par faire marche arrière ensuite. Une manière de faire impitoyable qui rappelle celle de son père et où on n’attend pas Pravind Jugnauth. Celui-ci, s’il veut s’illustrer autrement, devrait être capable, au lieu de ne prôner qu’une continuité de la politique telle que nous l’avons connue jusqu’ici, de faire montre d’une certaine audace. Étant plutôt (relativement) jeune, et du moins faisant partie d’une autre génération, Pravind Jugnauth peut, s’il le veut, être un Premier ministre différent et ancré dans son temps. Le veut-il ? Pourtant, il serait bien inspiré en démontrant, par exemple, un intérêt (réel) pour l’environnement, il serait pris au sérieux s’il partageait une conscience écologique en prônant une vraie politique d’île durable. L’on attend d’un Premier ministre qui se dit progressiste un plan large d’une politique de smart, island qui concrétise le concept de Work, Live, Play et non des micro-développements, comme c’est le cas actuellement. L’on attend aussi, parallèlement, des prises de décisions fermes (et non injustes) face à des problèmes réels. Depuis trois ans que le gouvernement Lepep est au pouvoir, Pravind Jugnauth devrait arrêter de dire, comme il l’a fait dans son message de fin d’année concernant la gestion de l’eau, qu’il a hérité d’une situation castastrophique. C’est pour cette raison que son gouvernement a été élu. Pour trouver des solutions.

 

À quelques jours du premier anniversaire de son prime ministership, à deux ans des législatives, Pravind Jugnauth est condamné à produire des résultats, à trouver des réponses rapides et à prendre des décisions fermes ! À moins qu’il ne veuille déjà préparer son cercueil politique !

Ajouter un commentaire

Filtered HTML

  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Tags HTML autorisés : <a> <em> <strong> <cite> <blockquote> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.