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2018, le warm-up des leaders…

L’an prochain ? Une année vue comme cruciale par nos leaders politiques traditionnels. Qui tenteront de récolter un maximum de points sur l’échiquier. En s’échauffant intensément pendant les mois à venir pour un galop d’essai de la pré-campagne électorale des prochaines législatives. Qu’il se nomme Jugnauth (Pravind), Ramgoolam, Bérenger ou Duval, on peut déjà les voir, tous alignés sur la même ligne de départ, chacun surveillant les pas de l’autre comme le lait sur le feu, surtout après les derniers résultats de la partielle. Ainsi, quoi qu’en dise le Premier ministre («L’élection Arvin Boolell pa trakas mwa ditou»), difficile de croire qu’il reste insensible face à la victoire des Rouges. Du reste, le chef du MSM s’essaye déjà à des discours de campagne électorale se voulant tantôt travailleur, tantôt rassembleur ! Tout en gardant dans son viseur son challenger direct, Ramgoolam, qui débute, lui, la nouvelle année plus sereinement que les autres.

 

Ainsi, requinqué par la grande victoire de Boolell, Ramgoolam – qui pense que nous avons oublié  les images de ses coffres-forts – voit déjà une porte d’ouverture vers l’Hôtel du gouvernement à travers laquelle il veut absolument s’engouffrer. Nul doute que 2018 verra une accélération de sa campagne démagogique déjà commencée avec des promesses des plus farfelues, voire irresponsables. Sa bande-annonce est connue : abolition du Nine-Year Schooling, loi anti-transfuge, abandon des Rs 150 de redevance télé. Quand l’on sait que cette décision est pour mettre fin à la propagande du gouvernement, on se demande si l’ancien Premier ministre nous prend pour des imbéciles, les années Callikhan, faisant foi de l’utilisation abusive de la télévision nationale sous le règne des travaillistes.

 

Bref, pendant que Ramgoolam se sent – à tort ou à raison – plus fort que jamais (comme dirait l’autre), Pravind Jugnauth réalise l’ampleur des efforts que son gouvernement et lui doivent consentir en cette nouvelle année pour se maintenir à flot, histoire de ne pas se laisser emporter par la vague de scandales. C’est dire qu’un double défi guette le fils Jugnauth qui traîne une réputation de PM illégitime au poste qu’il occupe : (i) réussir à inverser la vapeur en démontrant le «bon travail» qu’il tente de vendre (sans succès jusqu’ici) auprès de l’opinion publique et (ii) faire montre de ses capacités de chef en ne se laissant pas prendre en otage par des membres de son parti qui, profitant de la montée de Ramgoolam, peuvent s’adonner à d’odieux chantages.

 

Mais pendant que l’actuel et l’ancien Premier ministre vont s’affronter à distance en 2018 (les deux savent que le phénomène de vase communicant peut à tout moment desservir l’un ou l’autre aux yeux de leur électorat), deux autres leaders, tentent de se relever. S’il y a deux perdants en cette fin d’année 2017, c’est bien Xavier-Luc Duval et Paul Bérenger. Le premier, leader de l’opposition, qui croyait avoir des assises dans une circonscription où il a été élu à trois reprises, voit sa supposée force se réduire comme une peau de chagrin. Et il a du reste reconnu que tout sera désormais plus difficile. Ce, peu importe l’option choisie par son parti à l’avenir : contracter une alliance ou se présenter seul (ce qui est définitivement peu probable, à moins de prôner une tactique suicidaire).

 

Comme on n’en est pas encore là, les Bleus pansent pour le moment leurs blessures et annoncent la commande d’un sondage pour connaître les raisons de leur incroyable faible score. L’autre grand perdant de la partielle est définitivement Bérenger dont la constante du parti est respectée avec une septième défaite électorale, doublée d’un pourcentage aussi bas que 14,33 %. Impensable pour le parti que fut le MMM ! Mais encore plus surréalistes sont les prétextes brandis comme boucliers par le leader mauve (abstention, personnalité d’Arvin Boolell, rumeurs d’alliance MMM-MSM, entre autres), alors que la lecture est juste l’incapacité des Mauves à rebondir et à faire une restructuration totale (et non cosmétique) ainsi qu’une remise en question (réelle, sincère, honnête et profonde). Faut-il ajouter qu’au MMM, cela relève plutôt du rêve !

 

En attendant, c’est la réalité qui rattrapera les leaders qui feront de 2018, l’année de tous les possibles : koz-koze, alliance, flirts. Mais surtout, les mois prochains annoncent la saison des promesses en guise d’yeux doux envers l’électorat mauricien. Qui est de plus en plus déçu de cette classe politique dont on a du mal à voir la différence entre les uns et les autres. Puisse 2018 nous donner le discernement et le courage nécessaires pour exiger des comptes de ceux qui sont censés nous représenter au Parlement.

 

Bonne année à tous !

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