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Démagogie professionnelle…

Lalang pena lezo ! Cette expression résume bien toute la panoplie de promesses entendues lors de l’actuelle campagne au no 18. L’enjeu ? Aucun sur le plan national, si ce n’est de mesurer les forces pour mieux se positionner dans la perspective d’éventuelles alliances pré-électorales. A part les candidats non issus de blocs traditionnels qui apportent fraîcheur, idées neuves et une certaine sincérité, les leaders classiques nous bassinent avec des engagements (douteux) censés séduire l’électorat de Belle-Rose/Quatre-Bornes.

 

Ainsi, aura-t-on entendu Navin Ramgoolam, vendredi dernier, promettre un plan de carrière pour chaque policier, mettant l’accent sur la méritocratie. Atteint d’amnésie sélective, comme le sont tous nos leaders sans distinction, Ramgoolam a juste oublié sa dernière arrogance du pouvoir, prise en tant que Premier ministre, soit le transfert punitif d’un assistant surintendant de police le jour même du scrutin des législatives le 10 décembre 2014. Raison ? Des partisans scandaient le slogan Viré-mam à son arrivée. Ce qui avait alors provoqué sa colère envers cet ASP présent sur les lieux qui devait apprendre dans les minutes qui avaient suivi l’incident, sa mutation à une autre division de la police. Une sanction heureusement enlevée par la suite avec l’arrivée du gouvernement Lepep.

 

Dans le jeu du prêt à tout pour s’emparer du pouvoir, ces leaders opportunistes – car Ramgoolam n’est pas le seul – sont capables de dire tout et son contraire. Soit ils croient que les citoyens sont des imbéciles, soit ils estiment qu’ils ont la mémoire suffisamment courte pour oublier leurs anciennes frasques. Mais Ramgoolam, qui tente de nous vendre une politique de rupture (pas de nomination politique, pas d’ingérence dans les institutions indépendantes !!!), n’est pas à un artifice près. Exemples de ses propositions, dites pour la galerie ces jours-ci : 50 % de la participation de jeunes lors des prochaines élections générales, un tiers de femmes ministres et députées dans la perspective d’une victoire du PTr, une démocratie participative (il a omis de mentionner que cette proposition qui figure dans ses manifestes électoraux successifs s’appliquent ensuite uniquement aux petits copains et petites copines) et… une loi anti-transfuge. On imagine bien les Martin, Seetaram, et Bholah riant tranquillement sous cape ! Devrait-on finir par croire que la litanie de fausses promesses fait partie de notre folklore de campagne électorale ?

 

Pour Ramgoolam, dont la chute fut incroyablement sonore en 2014, cette partielle au no 18 représente une occasion en or pour un éventuel retour en fanfare. D’où ses annonces en cascade. Sa position est connue : si Boolell perd, il le mettra sur le compte personnel de l’ancien député du no 11, tout en tuant dans l’œuf les velléités de celui-ci à devenir leader du PTr. Mais si d’aventure le candidat rouge remporte cette partielle, le chef des travaillistes, qui ne lâchera certainement pas le leadership, engrangera des dividendes, tout en affirmant qu’il s’agit là de sa victoire à lui et fera ressortir qu’il s’est jeté de tout son poids dans cette campagne en s’auto-proclamant Premier ministre alternatif.

 

D’autant que, stimulé par les charges rayées contre lui, et profitant de l’impopularité d’un gouvernement englué jusqu’au cou dans une mare aux scandales, le leader rouge (convaincu que le siège du Premier ministre ne doit revenir qu’à une des deux familles qui nous dirigent depuis bientôt 50 ans) croit qu’il part favori dans un match avec Pravind Jugnauth.

 

En attendant, le voilà qui joue son va-tout à la partielle du no 18, quitte à cultiver des réflexes communalo-castéistes, accueillant ainsi sans broncher le mot d’ordre de la Voice of Hindu en faveur du candidat Boolell. Tout est bon à prendre tant qu’une victoire des Rouges lui donne la légitimité d’un come-back triomphal et d’une candidature Premier-ministerielle aux prochaines législatives. L’enjeu de la partielle du no 18 ? Juste une histoire de rapport de forces et des échauffements en vue des prochaines législatives…

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