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Rencontre avec Zainab Khatib (sportive et entraîneure) : Le karaté c’est toute sa vie

Zainab Khatib encourage les femmes à se mettre au karaté car ce sport comporte des valeurs indispensables à une vie saine.

Elle a trouvé sa voie. Détentrice d’un diplôme en criminologie, la carrière de Zainab Khatib était toute tracée. Cependant, la jeune Quatrebornaise de 24 ans n’a pas souhaité se lancer dans la profession. Elle s’est laissé porter par sa passion pour le kyokushinkai.

Zainab Khatib fait partie de ces nombreuses femmes qui s’adonnent de plus en plus aux arts martiaux. La pratique des sports de combat apprend à se défendre mais aussi à s’épanouir d’un point de vue personnel. Pour la championne de Maurice, c’est dans le kyokushinkai qu’elle s’est spécialisée.

 

Qu’est-ce que le kyokushinkai ? Le kyokushinkai, qui signifie «école de la vérité ultime», est un art martial japonais qui découle des techniques de karaté. Ce style de combat en full-contact met l’accent sur l’efficacité en combat réel. Comme tout art martial, sa pratique comprend également de nombreux codes très utiles dans la vie de tous les jours. 

 

«Le kyokushinkai a de nombreux bienfaits sur le plan physique et psychologique. Cet art martial m’a permis d’évoluer pour me sentir bien dans ma peau. En tant que fille, j’ai pu vaincre ma timidité. Je suis devenue plus confiante et je reste toujours positive même dans les situations le plus compliquées», déclare Zainab Khatib.

 

Depuis qu’elle est tombée dans la marmite, celle qui ne s’intéressait pas trop au sport, étant asthmatique, ne se sépare plus de son karaté. «J’ai tout de suite accrochée», avoue-t-elle. 

 

L’influence du kyokushinkai a joué un rôle déterminant dans la vie de la jeune femme. Toutes ses activités y sont liées. D’ailleurs, c’est en poursuivant l’enseignement de cet art qu’elle a fini par trouver sa voie pour devenir à son tour entraîneure de karaté. 

 

«Je voulais faire des études plus poussées mais je me suis rendue compte que j’avais un attachement pour ce sport et que je voulais suivre cette voie»,admet la karatékate. Toutefois, elle avancera qu’en dehors du sport de combat, elle aime bien s’adonner à un peu de peinture, à la lecture d’un bon bouquin. Elle ne dira pas non à une sortie en nature. Les bons desserts la font saliver. Des passe-temps qu’elle affectionne mais pas autant que son sport fétiche. 

 

Valeurs

 

Aujourd’hui, Zainab Khatib se consacre à la transmission de ses connaissances aux autres. Détentrice d’une ceinture noire de premier dan, notre sempai dirige son propre dojo à Phoenix. Elle officie également en tant qu’entraîneure à l’Université de Maurice et donne des cours aux enfants et aux femmes. 

 

«Les arts martiaux sont à la portées de tous. Je suis heureuse de constater que de plus en plus de filles s’y mettent notamment en kyokushinkai. Je les encourage à le faire. C’est bien car ce sport contribue au développement de l’individu notamment à travers ses valeurs comme la discipline, le respect, l’humilité et la patience. Des atouts importants dans la vie», estime la Quatrebornaise.   

 

Calme, sérieux et humble, Zainab Khatib inspire le respect dans le milieu. Reconnue par ses performances, elle doit son efficacité à ses encadreurs. Ayant arpenté plusieurs dojos lors de son apprentissage, la jeune femme ne rate jamais une occasion pour remercier ses formateurs. Le Shihan Aslum Jeewa, incontournable personnage du kyokushinkai mauricien et président de la fédération, les Sempai Farzanah, Irfaan et Roshan sont parmi  les nom-breuses personnes qu’à côtoyées la sportive. 

 

Après ce bout de chemin, la karatékate veut poursuivre encore plus loin. Vainqueur du 19thNational Knockdown Tournament - Open Kyokushinkai Ambassador of Japan Cup en août dernier, la Mauricienne se focalise maintenant sur ses prochaines échéances. Elle vise une éventuelle participation au tournoi international de Singapour l’année prochaine et au Mondial de 2019. 

 

«La préparation a déjà commencé et ce serait bien si les autorités accordent plus d’opportunités aux jeunes qui se lancent dans une carrière sportive. Projetant ainsi un message qui est celui de la réussite à travers le sport», conclut Zainab Khatib.