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Pomponette : la mobilisation s’accentue

Vela Gounden d’AKNL et Georges Ah-Yan du FCL militent tous deux contre l’accaparement des plages.

Des kilomètres de tôle longent la route côtière en face de la plage de Pomponette. Une triste scène pour ceux qui réalisent que la vue imprenable sur cette belle plage sauvage est désormais cachée derrière cette sentinelle en tôle. Entre amertume et colère, le collectif Aret Kokin Nou Laplaz (AKNL) lutte toujours pour dire non à la «déproclamation» de cette plage. 

 

«Nous étions en cour, le mercredi 23 novembre, suite au contre-affidavit que nous avons déposé il y a un an, pour contester le projet hôtelier à Pomponette. Soyons réalistes, un énième projet hôtelier qui nous prive de nos plages est inacceptable», explique Vela Gounden, membre du collectif d’AKNL. Le ministère des Terres et du Logement a, à son tour, soumis un contre-affidavit, mercredi. Les conseillers juridiques d’AKNL étudient minutieusement le document afin de pouvoir mener bataille contre ce projet. «Nous croyons dans cette lutte et nous la mènerons jusqu’au bout. C’est pour cela que nous prenons le temps qu’il faut pour analyser le document afin d’être prêts lors de la prochaine comparution en janvier», souligne notre interlocuteur.

 

Il fait aussi ressortir qu’AKNL continue à intensifier sa campagne de conscientisation auprès des citoyens. «Des Mauriciens et des étrangers se mobilisent car nos politiciens sont des vendus de la République, qui veulent que nous nous taisions face aux injustices. Il est temps de créer une win-win situation car on ne cesse de nous voler notre héritage. Un nouveau complexe hôtelier, c’en est trop. Nous avons déjà le quota qu’il faut à Maurice», explique Vela Gounden. 

 

Outre  AKNL, le Forum Des Citoyens Libres (FCL) s’insurge aussi contre le projet du Sheraton Mauritius«Nous ne pouvons plus tolérer de telles situations. Pourquoi accaparer les plages ? Nous pouvons très bien faire des hôtels off the beach comme partout dans le monde», explique Georges Ah Yan, président de la plate-forme. 

 

Mais du côté de Pelangi Resorts Holding, c’est un tout autre son de cloche. Selon Miranda Hartzenberg, directrice générale du groupe, l’aboutissement de ce projet aidera à pallier le manque de chambres dans les hôtels et sera un moteur de création d’emplois et de développement pour les régions avoisinantes. 

 

Le président du FCL n’en démord pas : ils ne céderont pas tant qu’ils ne gagneront pas la bataille, car pour lui, il est plus qu’urgent d’arrêter ce désastre.