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Élection partielle au no 18 : Candidats indépendants et petits partis au cœur d’une campagne

Sonali Bhujun, Yenkanah Nasanah et Alexandre Barbès-Pougnet racontent comment ils s’organisent.

Ils n’ont pas les mêmes moyens mais ils n’abandonnent pas pour autant  le champ de bataille. Car portés par leur désir d’une «meilleure île Maurice», ils prônent «le changement, une nouvelle façon de faire» et surtout «une politique différente». Leur arme principale : «L’envie de se battre» pour leur pays, lassés, disent-ils, par «les promesses sans suite et les discours creux des grands partis». Eux, se sont les candidats indépendants et petits partis qui se sont jetés, de tout leur poids, dans la campagne  électorale qui bat actuellement son plein au no 18 (Belle-Rose/Quatre-Bornes). Et en face des côtés des gros blocs, ils ne baissent pas les bras.

 

Sonali Bhujun, 22 ans, étudiante en finance, est inscrite comme candidate indépendante. Et plus le jour J approche, plus elle se sent, dit-elle, convaincue qu’elle a eu raison de se jeter dans cette joute électorale. «Je veux me battre pour la jeunesse mauricienne», nous dit celle qui, au moment de notre interview, se préparait à aller faire sa tournée quotidienne dans les rues de la Ville des fleurs. Pas d’artillerie lourde, pas de délégation et encore moins d’oriflammes, banderoles et autres affiches. 

 

C’est au volant de sa voiture, avec sa mère, qu’elle allait, dans l’après-midi du samedi à la rencontre des citoyens de cette ville qui lui est chère : «C’est certes difficile de faire face aux gros blocs mais on s’accroche. C’est grâce à l’investissement personnel qu’on arrive à imprimer nos pamphlets, par exemple.» Au programme : porte-à-porte, distribution de fascicules mais surtout une conversation «franche et sincère» avec les habitants du no 18. «Tout se passe bien. Je suis toujours bien accueillie, et on m’écoute», souligne la jeune femme qui fait aussi campagne sur les réseaux sociaux. Son objectif principal en briguant ces suffrages : être la porte-parole des jeunes : «Je veux être à leur écoute». Elle répond quotidiennement au rendez-vous des habitants de Quatre-Bornes et c’est toujours avec le sourire qu’elle va à leur rencontre : «Je suis confiante et j’attends avec impatience le jour des élections.»

 

Contrairement à Sonali Bhujun, ce n’est que ce dimanche 26 novembre, qu’Alexandre Barbès-Pougnet du Ralliement citoyen pour la patrie commencera sa campagne de porte-à-porte sur le terrain. «Il faut préciser que nos ressources sont très limitées. Notre campagne s’est déroulée en trois étapes. La première phase c’était de faire connaître le parti sur le Net, à travers notre page Facebook comme sur ma page personnelle, ce qui a bien marché jusqu’à présent. Puis, on s’était tournés vers les médias, toujours dans l’optique de nous faire connaître et comme on a eu une response positive, on s’est dit que c’était le bon moment, à trois semaines de la partielle, de commencer notre action sur le terrain», nous confie le jeune candidat. 

 

Et comment fait-on campagne aux côtés des gros blocs politiques quand on ne dispose pas de grands moyens ? «On fait face en faisant tout simplement le contraire, en ne crachant pas sur les adversaires, en ne harcelant pas les habitants avec de grosses équipes, et le plus important, on propose aux gens des idées différentes. Car au final, les grands partis ont, certes, aligné de nouveaux candidats mais ils véhiculent les mêmes idées», nous dit le jeune homme.

 

Yenkanah Nasanah, lui, candidat indépendant, «en a marre» des grands blocs. C’est pour cette raison qu’il a décidé à 65 ans, de participer à la partielle au no 18 et ce, même s’il se déplace en fauteuil roulant. «Je suis sur le terrain durant la journée et je peux vous dire que je ne rencontre aucun candidat des grands partis quand j’y suis. Si je privilégie d’aller à la rencontre des Quatrebornais durant la journée, c’est parce que je suis pour la socialisation. Or, les grands blocs font davantage de sorties nocturnes, ce qui ne favorise pas la socialisation à mon sens. Voilà, la différence entre eux et moi. Je prône une politique de proximité. Je dépose également mes tracts dans les boîtes aux lettres, dans lesquels je partage mes idées», nous dit le sexagénaire, qui à quelques semaines des élections, est plus que jamais motivé à être présent au cœur du no 18. 

 


 

Navin Ramgoolam s’en prend à Roshi Bhadain

 

Il a tiré à boulets rouges sur le leader du Reform Party. «Roshi Bhadain a déclenché une élection partielle à cause de son ego. Fer popilasyon sibir depans par million. Eski li pa pe fer zwe Pravind Jugnauth ?», a déclaré Navin Ramgoolam, le samedi 25 novembre, lors de la conférence de presse du PTr. Il a dénoncé l’«irresponsabilité» de Roshi Bhadain, en faisant allusion au projet du Metro Express.

 

Quand Roshi Bhadain tire sur Tania Diolle

 

«Tania Diolle kouma dir inn met li la pu fer konkour bote.» C’est ce qu’a déclaré Roshi Bhadain, le leader du Reform Party, le vendredi 24 novembre, lors d’une conférence de presse. Sa sortie contre Tania Diolle a suscité une vague de mécontentement sur les réseaux sociaux notamment. «Zot pe servi dimounn Quatre-Bornes couma cobaye pou zot prop linteret», a-t-il aussi affirmé lors de sa conférence de presse. 

 

Rajah Madhewoo : son engagement, s’il gagne

 

Il l’avait promis et il prend les choses en main. C’est à travers un affidavit juré en Cour suprême, le jeudi 23 novembre, que Rajah Madhewoo, le leader de The Liberals et candidat à la partielle du no 18, a pris l’engagement de partager son salaire de député si jamais il est élu. À suivre…