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Salaire minimum : peut-on vivre avec Rs 8 000 par mois ?

Le salaire minimum bientôt une réalité ? Le National Wage Consultative Council a proposé, il y a quelques jours, un montant de Rs 8 000 comme salaire minimum à partir de janvier 2018, somme qui passera à Rs 8 500 en 2019, une recommandation qui sera finalisée par Pravind Jugnauth ce mercredi lors de la réunion tripartite sur la compensation salariale. Entre la grogne des syndicats et la crainte des entreprises face à ce nouveau poids financier, le Mauricien lambda, lui, se pose une question : comment fait-on pour vivre avec Rs 8 000 ou Rs 8 500 par mois à Maurice, en 2017 ? Entre les factures d’eau, d’électricité et de téléphone, les courses mensuelles au supermarché, le loyer ou le prêt bancaire à payer, des crédits à rembourser, peut-on vraiment s’en sortir avec le salaire minimal ? 

 

Christian, un père de famille, n’arrive pas à imaginer vivre avec une telle somme par mois. Avec deux enfants à la maison, les dépenses courantes et le loan à rembourser, ce serait «impossible», dit-il. Il n’y a qu’à voir sa liste de courses pour le mois pour avoir une idée. Avec quatre bouches à nourrir, il compte environ Rs 5 000 par mois au supermarché. Dans son caddie, pourtant, que des produits essentiels. «Il faut aussi compter quelques sauts au supermarché pendant le mois car certains produits finissent avant la fin du mois et il faut les remplacer.» Les Rs 3 000 restantes ne sont, dit-il, définitivement pas suffisantes pour payer les factures, le prêt bancaire et finir le mois. 

 

Davina, elle, travaille comme nounou et son époux comme chauffeur. Ensemble, ils ont un enfant de 10 ans. Pour pouvoir vivre, ils comptent notamment sur des petits boulots après avoir fini leur travail. «Je m’occupe d’une vieille dame de temps en temps et ça me permet d’avoir un peu d’argent en plus.» Avec un loyer mensuel de Rs 6 000, le couple doit kase ranzer pour pouvoir terminer le mois. Si le salaire minimum lui garantira un revenu mensuel de Rs 8 000, Davina se demande néanmoins comment elle pourra se débrouiller avec cette somme. Si son époux et elle sont prêts à se serrer la ceinture autant que possible, leur enfant a toutefois besoin de vêtements, de chaussures, du matériel scolaire, entre autres, des choses dont ils ne peuvent pas le priver.