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Journée mondiale du diabète : La femme, élément clé pour lutter contre la maladie

Le Dr Abbasakoor souligne qu’il est important de conscientiser les femmes et ainsi diminuer le taux diabète.

«Nous voulons offrir toutes les opportunités aux femmes et ainsi diminuer le taux du diabète», souligne le Dr Noor Abbasakoor en parlant de la Journée mondiale du diabète dont le thème tourne autour de la gent féminine. Il nous dit comment cette maladie affecte de plus en plus de femmes et de quelle manière ces dernières peuvent aider à la combattre.

Elle est au cœur d’un événement pas comme les autres. Eh oui, cette année la Journée mondiale du diabète, observée le 14 novembre, s’articule autour de la femme. Un thème choisi pour promouvoir l’accès équitable de la population féminine à l’éducation, à l’information et aux traitements nécessaires pour bien gérer la maladie ou la prévenir. Car cette maladie fait des ravages chez les femmes. 199 millions d’entre elles en souffrent dans le monde. Et chez nous, 20,8 % des Mauriciennes souffrent de cette maladie et ce, de plus en plus jeunes. 

 

Pour le Dr Noor Abbasakoor, spécialiste en médecine interne, diabétologue et endocrinologue, le thème du diabète associé à la femme tombe à pic : «La femme joue un rôle majeur dans notre société. C’est pour cela qu’il est important de la conscientiser sur sa situation de diabétique ou de personne à risque et de faire en sorte qu’il y ait un changement radical. Nous voulons éduquer la femme pour que le changement se fasse auprès de tous. Car elle est au centre de sa famille. Mais surtout, c’est notre mode de vie qui doit changer. C’est pour cela que la Fédération internationale du Diabète a voulu cette année amener la femme au-devant de la scène» 

 

Le diabète, précise notre interlocuteur, entraîne pas mal de complications chez les femmes. Notamment celles qui veulent devenir mamans. Deux femmes diabétiques sur cinq sont en âge de procréer et sont à risques d’avoir des grossesses difficiles ou d’avoir des difficultés à concevoir. Elles sont aussi plus exposées à la mortalité et à la morbidité maternelle et infantile. 

 

Selon le diabétologue, une femme atteint de diabète est susceptible de développer bien d’autres complications. «Une femme diabétique a six fois plus de risques de développer des problèmes coronaires ou psychologiques. Certaines développent le diabète pendant la grossesse et pour changer la tendance il faut attaquer le problème à la source.»

 

Car, souligne le Dr Abbasakoor, le diabète n’est pas une fatalité si on a accès aux ressources nécessaires pour le comprendre et le gérer de manière autonome. «Le meilleur investissement qu’une personne puisse faire, c’est au niveau de sa santé. Les femmes ont à cœur la leur et celle de sa famille. C’est pour cela que nous voulons offrir toutes les opportunités aux femmes et ainsi diminuer le taux du diabète.»En ayant accès à l’information, l’éducation, les mesures de prévention et les soins nécessaires, la femme ne peut que mieux combattre le diabète non seulement chez elle mais aussi dans son entourage. 

 


 

Luce, 58 ans, diabétique : «J’ai tout changé…»

 

Comme beaucoup de femmes, elle a appris qu’elle souffrait de diabète. Et depuis, l’existence de Luce, 58 ans, ouvrière de profession, n’est plus la même : «J’ai tout changé dans mon mode de vie et celui de ma famille. Sport et alimentation équilibré sont de rigueur. Par exemple, nous avons réduit notre consommation de sel, d’huile, de sucrerie et privilégions les aliments bruns mais nous ne suivons pas de régime drastique. Je fais aussi du zumba deux fois par semaine. Les changements se sont faits de manière progressive et aujourd’hui c’est quasi normal. J’ai une vie épanouie et le diabète ne m’empêche nullement de vivre.»