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Fitness : Vegan et bien dans son corps

Giovanni Ramos présente ses plats sur son compte Instagram : gio_the_little_vegan_chef.

Parce que le vegan, ce n’est pas seulement un régime, c’est une philosophie de vie. Eux, l’ont adoptée et nous parlent de leur nouvelle façon de se nourrir et de… vivre !

Il est partout ! Sur presque toutes les lèvres, sur les réseaux sociaux… Bref, c’est un vrai phénomène de mode planétaire qui fait chaque jour de nouveaux adeptes. Même Beyoncé, Leonardo DiCaprio et Johnny Depp se revendiquent de ce régime qui proscrit la viande, le miel, le lait et tout produit d’origine animale. Comme certains Mauriciens, ils ont eux aussi choisi d’adopter la philosophie vegan. L’enjeu : comprendre comment manger de façon plus saine, plus nourrissante, plus généreuse et moins polluante. Mais dans tous les cas, c’est surtout une question de santé pour être bien dans sa peau et dans son corps. 

 

Giovanni Ramos, moniteur de Zumba, ne dira pas le contraire. Depuis quelques semaines, il dévoile sur son compte Instagramgio_the_little_vegan_chef – les recettes 100 % vegan qu’il prend plaisir à réaliser et à partager avec ses followers. Son introduction donne tout de suite le la concernant son choix de vie : «Animal lover, plant powered. Diabetic since 24 years, heart attack and cancer survivor…» Et c’est au fil de ses nombreux plats gorgés de soleil qu’il dévoile au jour le jour sa nouvelle… passion.

 

«Il y a deux mois encore, je mangeais de la viande, consommais des produits laitiers, et lors d’un voyage aux États-Unis, j’ai rencontré quelques personnes de mon entourage qui avaient adopté la philosophie veganet à ce moment précis, je me suis demandé quelle était cette nouvelle mode dont tout le monde ou presque parlait», confie le jeune homme. Cela ayant piqué sa curiosité, il décide d’en savoir plus :«J’ai discuté avec un ami végétalien et il m’a vanté les bienfaits de son alimentation qui influe sur sa santé. Je suis rentré à Maurice en gardant cela en tête et j’ai décidé d’essayer pour voir les effets que cela pourrait avoir sur moi.»

 

La transition ne s’est pas faite tout de suite. C’est après avoir beaucoup lu sur le sujet que le jeune sportif décide d’entamer ce virage à 180°C dans sa façon de s’alimenter : «Il a fallu que je me documente afin d’équilibrer mon alimentation par rapport aux protéines et mon apport nécessaire en calories et aussi trouver des sources de substitution aux produits laitiers, par exemple.» Une fois lancé, il s’est vite rendu compte que cette nouvelle façon de se nourrir lui plaisait : «Après une petite semaine de rodage, j’ai pris mes marques et j’ai découvert le plaisir de cuisiner pour manger sainement. Au final, les repas sont prêts très vite, en 15 minutes. Visuellement, j’essaie de les rendre appétissants et gustativement, c’est vraiment délicieux. Il est possible de pratiquement tout cuisiner, pizza, quiche, yaourt, gâteaux.» Emporté par ce nouveau craze, le vegan convaincu décide de partager son expérience sur les réseaux sociaux : «J’ai créé un compte sur Instagrampour le fun en postant les photos de mes repas et grande fut ma surprise de recevoir des messages du monde entier me demandant de partager mon expérience, des idées ou si j’ai un restaurant vegan...»

 

«Un regain d’énergie»

 

Giovanni Ramos a définitivement découvert une façon de s’alimenter qui lui correspond : «Je dois dire que depuis que j’ai changé mon mode alimentaire, je redécouvre des saveurs, je consomme des fruits et légumes que je n’avais pas mangés depuis des années. Je suis diabétique insulino dépendant depuis presque 25 ans, j’ai récemment eu de gros soucis de santé, soit une forme de cancer qui m’a complètement mis à plat, mais depuis peu, j’ai un regain d’énergie que je n’avais plus depuis plus d’une année !» Et il vante les bienfaits du véganisme à qui le veut : «Vu comment je me sens aujourd’hui, je ne regrette pas ce choix, j’encourage ceux qui y pensent à essayer et, bien sûr, je ne juge pas ceux qui consomment de la viande.»

 

Caroline Chellen est une activiste pour les droits des animaux et de l’environnement.

 

À chacun son expérience. Caroline Chellen, 25 ans, une habitante de Rose-Hill, se définit, elle, comme «une activiste pour les droits des animaux et de l’environnement». C’est d’ailleurs ce qui l’a fortement motivée à adopter la philosophie vegan. Elle a aussi lancé une ligne de gommages artisanaux et vegan : «Depuis toute jeune, j’ai l’amour des animaux. Gamine, je ramenais souvent des chatons, des oiseaux et même des rats chez moi pour essayer de les sauver. Il y a à peu près cinq ans, j’ai étendu mon cercle de compassion et d’empathie pour y inclure tous les animaux, dont ceux des abattoirs. J’ai changé mon mode de vie et j’ai adopté le véganisme du jour au lendemain après avoir visionné une vidéo sur l’industrie de la fourrure. J’ai réalisé que je ne pouvais pas aimer les animaux, vouloir sauver les chiens et chats en mangeant et exploitant les autres.»

 

Militante

 

Depuis, la jeune femme exclut toutes chairs dans ses assiettes : «Je me nourris exclusivement de plantes – légumes, fruits, légumineuses. Mon alimentation et ma vie de tous les jours excluent tout ce qui vient d’un animal.» Elle n’utilise pas non plus les produits testés sur des animaux et ne consomme pas les produits laitiers, les œufs et le miel : «Je ne porte pas tout ce qui est cuir, cashmere, soie, laine. Je ne pratique pas des activités comme la visite des parcs animaliers, la pêche et je ne vais pas aux courses hippiques.»

 

Elle se donne désormais à fond pour partager sa façon de voir et expliquer son changement de vie : «Le véganisme n’est pas un régime alimentaire et il est indissociable de la cause animale. Je suis aujourd’hui une militante contre le spécisme, une forme de compassion sélective. Je suis interpellée par tout ce qui touche de près ou de loin aux animaux et à l’environnement. Tout est connecté, on ne peut pas se battre pour l’un sans l’autre. Le véganisme, c’est se dissocier de toute cruauté, c’est dénoncer les maltraitances et se battre pour les droits des animaux, ça n’a rien à voir avec le bien-être des animaux qui veut qu’ils soient bien traités avant d’être abattus. C’est s’opposer à un système d’exploitation qui nous fait croire que nous avons besoin de tuer des animaux pour notre “survie”, c’est dire non à la discrimination.»

 

C’est également son amour pour les animaux qui a motivé Olivia Carey, ex-Miss Mauritius, à changer sa façon de s’alimenter : «Nous avons toujours sauvé des chiens errants, des chats ou des chèvres à la maison. C’est ainsi que ma mère nous a élevées, ma sœur et moi», confie la jeune femme. Le déclic est venu après : «Je vivais au Royaume-Uni et je cherchais à faire des études sur la nutrition et à adopter en même temps un mode de vie plus sain. En faisant des recherches, je suis tombée sur le véganisme, notamment sur le fait que des personnes ont guéri de maladies en devenant vegan. Il a été prouvé qu’il était plus sain de vivre avec un régime de base végétal pur. Je suis devenue plus curieuse même si, à l’époque, je trouvais cela assez extrême.»

 

Puis, il y a eu le visionnage de trois documentaires qui l’ont chamboulée : «Ces trois documentaires ont changé ma vie pour toujours : Cowspiracy, Earthling et Fork over knife. Après les avoir regardés, j’ai compris que je participais passivement à la torture envers les animaux.» Maintenant, elle est fière du choix qui a changé sa vie : «Je suis veganpour les animaux, pour la planète et pour les gens en général. Je suis veganparce que je veux empêcher l’exploitation, la torture et l’abattage de millions d’animaux innocents. Une personne qui aime les animaux ne voit aucune différence entre un chien, une vache ou un cochon. C’est la première réponse que je donne à ceux qui défient mon nouveau choix de vie.» Car, depuis, Olivia essaie aussi de partager son expérience autour d’elle et de démontrer à quel point c’est «bien» d’être vegan et bien dans son corps !