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Quand le Prix Jean Fanchette devient nostalgique

Deux gagnants pour deux livres déjà sortis, qu'il serait bon de (re)découvrir. La remise des prix s'est tenue le lundi 19 juin, à la municipalité de Beau-Bassin/Rose-Hill. Le jury était présidé par le Prix Nobel de littérature, Jean Marie Gustave Le Clézio. Rencontre avec deux gagnants ex aequo des plus enthousiastes, qui vont se partager la somme de Rs 50 000.

Philip Lim, proche des clichés d'antan

 

 

Des photos et des mots. Avec pour titre Nostalgies. C’est l’ouvrage de Philip Lim, sorti en novembre 2015. Le Mauricien qui réside au Canada, pas trop loin de Montréal, depuis 1970, allie poésie, mots et photos. Des clichés, 65 au total, pris dans plusieurs parties du monde, incluant Maurice, avec de beaux messages qui lui ont valu le Prix littéraire.

 

C'est sa sœur Mimi Chen, propriétaire de la Librairie Le Cygne, qui a inscrit son livre pour le Prix. Quand Philip Lim ­y pense, ça le fait rire. «Le jour de la proclamation des résultats, je partais faire des courses. Ma sœur m'a dit qu'elle allait me faire savoir si j'avais gagné le prix. Alors que j'étais en plein sur l'autoroute, elle m'a appelé pour m’annoncer la bonne nouvelle. Je ne pouvais plus conduire.» Il est tout cas enchanté qu'on ait reconnu son«double talent».

 

L’auteur et photographe de 78 ans, qui a étudié la photo au Normal Institute de Beijing, en Chine, aime toujours autant jongler entre ces deux univers. «De temps en temps, je fais des portraits. Pour le plaisir. J'aime toujours autant capter la beauté des choses, des gens. C'est comme voir leur âme. C'est ce qui me motive toujours avec la photographie. Et on peut aussi aller plus loin dans la poésie avec les mots.» 

 

Toujours passionné, en attendant une prochaine visite dans son île Maurice. «Vous me manquez», dit-il.  

 


 

Edmond Maurel et son «Dédée» gagnant

 

 

Tout doit passer par lui. Des livres d’ici, d’ailleurs, de tous les pays possibles, de tous les genres. Thrillers en anglais, livres plus profonds et sensibles en français  Tout y passe. Edmond Maurel, homme à la carrière de près de trois décennies dans les ressources humaines (notamment chez Food and Allied, Happy World, Rogers et IBL), est un boulimique des bouquins, fort aussi d'un BA en anglais et français à l'Université de Southampton. 

 

C'était donc un peu normal qu'il tombe dans la marmite de l'écriture. Pas depuis petit mais tout récemment : en décembre 2016 est sorti Dédée, où l'homme de 70 ans évoque l'une de ses tantes, qu'il considère comme une mère pour lui. Une œuvre touchante, familiale, personnelle, qui a séduit le Prix Nobel et son jury. 

 

Toute une aventure pour notre interlocuteur : «Lors d'une séance de dédicace de Dédée au Bookcourt de Bagatelle, Issa Asgarally, coordinateur du Prix, a pris contact avec moi. Il m'a dit par la suite que ce serait bien de présenter le roman pour le Prix. Et que même si je ne gagnais pas, mon livre allait quand même être lu par le Prix Nobel J.M.G LeClézio. C'est une idée qui m'a fait beaucoup plaisir.» La suite, vous la connaissez : victoire ! 

 

Et s'il ne sait pas trop pourquoi il a été choisi aux côtés de Philip Lim comme gagnant, il se dit «heureux». Ne voulant pas se reposer sur ses lauriers, Edmond Maurel est bien parti pour la suite : un deuxième roman. «J'ai déjà commencé la rédaction, ce ne sera pas dans la même veine que Dédée. Mais je n'en dirai pas plus.»