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Marchands de rue : colère, propositions et attentes

La question revient à nouveau sur le tapis : comment régler le problème des marchands ambulants, surtout dans la capitale ? Hyder Ryman de la Street Vendors’ Association et Raj Appadu du Front commun des Commerçants de l’île Maurice nous donnent leur avis sur le sujet.

Une liste de marchands de rues sera bientôt soumise aux autorités. Qu’en pensez-vous ?

 

Hyder Ryman : La Street Vendors’ Association a eu une rencontre officielle avec le nouveau ministre des Administrations régionales, Anwar Husnoo. On a fait un constat de la situation et expliqué la réalité de ceux qui opèrent depuis plus de 25 ans. En tant que représentants des marchands de rue, nous lui avons parlé des difficultés que nous rencontrons. Plusieurs fois, au courant des derniers mois, nous avons fait part aux autorités de notre situation. C’est ce que nous nous apprêtons à faire à nouveau. Nous allons aussi bientôt soumettre une liste qui comporte les noms des 1 300 marchands qui vivent de ce métier. Ce sont des cas genuine, qui méritent d’être régularisés.

 

Raj Appadu : J’ai envoyé une correspondance au Premier ministre et j’ai aussi eu l’occasion de donner mon point de vue au ministre des Administrations régionales sur le sujet. Il est grand temps de mettre de l’ordre dans cette affaire qui n’a que trop duré. Plus de 75 % des marchands qui envahissent actuellement les rues de Port-Louis ne sont pas des genuine cases. Il y a de gros importateurs qui se font passer pour des personnes misérables. Ils profitent de la situation.

 

Une enquête approfondie sur chaque marchand est réclamée. Votre réaction…

 

Hyder Ryman : Au niveau de la Street Vendors’ Association, nous aimons la transparence. Nos marchands opèrent depuis des années et ils contribuent depuis longtemps au développement économique du pays. Nous ne pouvons continuer à vivre dans l’incertitude. La liste que nous allons soumettre aux autorités identifie ceux qui vivent de ce métier. Nous réclamons notre régularisation.

 

Raj Appadu : Effectivement, j’ai compris qu’une liste de vendeurs de rues sera soumise aux autorités. Je demande aux responsables de rejeter cette liste. Ce n’est pas aux marchands ambulants de faire une liste et d’y inscrire ceux qu’ils veulent.

 

Ce problème existe depuis des années. Comment arriver à un consensus ?

 

Hyder Ryman : Depuis 2012, deux sites ont été identifiés : un à la place de l’Immigration et l’autre à la gare Victoria. Nous avons aussi appris qu’il y a deux autres sites à l’étude à l’arrière du bâtiment de la LIC et à côté du bâtiment de la National Transport Authority (NTA). Nous avons appris que le ministre a déjà visité les sites en question et qu’il a promis de faire bouger les choses. C’est notre plus grand souhait. Nous voulons faire partie de la famille des entrepreneurs qui contribuent au développement de notre petite île.

 

Raj Appadu : Il faudrait qu’une instance indépendante établisse une liste avec les noms des marchands ambulants, surtout ceux dont c’est vraiment le gagne-pain. Il faudrait aussi s’assurer que cet exercice ne soit pas discriminatoire et que cette liste ne comporte pas uniquement les noms des personnes d’une certaine communauté. Il est aussi important de veiller à ce que les marchands concernés viennent des quatre circonscriptions de Port-Louis.