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Leçons particulières : les enseignants à la loupe

Les instituteurs qui dispensent des leçons particulières sont dans le viseur de la Mauritius Revenue Authority (MRA). Vinod Seegum, président de la Government Teachers Union (GTU), et Dharam Gokhool, ex-ministre de l’Éducation, nous donnent leur avis sur le sujet.

Plusieurs instituteurs qui dispensent des leçons particulières ont été, cette semaine, convoqués par la MRA, au sujet des retards concernant la «taxe leçon». Qu’en pensez-vous ?

 

Vinod Seegum : La MRA est en train de traquer les enseignants du primaire, alors que d’autres, dans les collèges, se font beaucoup plus d’argent. Les enseignants du primaire ne se font pas autant de sous que ceux qui enseignent au niveau du secondaire. Je ne suis pas d’accord avec la façon de faire de la MRA.

 

Dharam Gokhool : La MRA ne fait qu’appliquer sa politique qui est de s’assurer que tous les citoyens, sans distinction, déclarent leurs revenus.  Mais le timing coïncide avec la campagne électorale.

 

Les leçons particulières sont souvent considérées comme un business. Quel est votre avis sur le sujet ?

 

Vinod Seegum : Au niveau du primaire, c’est quelque chose qui disparaît de plus en plus. Déjà, les leçons particulières ne sont pas permises de la Std I à la Std VI. Ce n’est qu’en Std V et Std VI que ces cours existent encore.

 

Dharam Gokhool : Les leçons particulières ont pris des allures de business. Les différents gouvernements qui se sont succédés n’ont pas travaillé sur ce problème dans sa globalité. C’est-à-dire sur un système éducatif qui aiderait à se passer des leçons particulières.

 

Que pensez-vous de la nécessité des leçons particulières ?

 

Vinod Seegum : Ce sont les parents qui ont créé cet engouement. Ils veulent mettre plus de chance du côté de leurs enfants, afin qu’ils obtiennent un bon collège. Si vous vous rendez, par exemple, dans une école primaire considérée comme une star school et que là-bas, les enseignants ne dispensent pas de leçons particulières, les parents diront que ces derniers sont paresseux. Ce sont les parents qui mettent la pression et qui veulent que leurs enfants prennent des leçons.

 

Dharam Gokhool : Les leçons particulières ont toujours existé et existeront toujours. On ne pourra pas les éliminer définitivement. Ce qu’il faut, c’est diminuer son ampleur. Pour cela, il faudrait plus d’institutions de qualité et qui aideront à éliminer cette course vers les meilleurs établissements.