• Dawn’s Early Light : un partage tout en musique
  • ACCA Mauritius accueille ses nouveaux membres
  • Dans la cuisine de Prerrna Mirchi
  • Deux concerts changent de lieu
  • Le nouveau voyage de Gaël Froget
  • Shadow of the Tomb Raider : Lara toujours «kas dan ta» !
  • Quand le «Startup Weekend» fait des gagnants 
  • La vie de fashionisto de Miguel
  • Désiré François lance sa «Matante»
  • Scalpel Victor, rappeur sentimental

Une ado est forcée à se déshabiller par l’ADSU lors d’une fouille : Ses parents sollicitent la Commission des droits de l’homme

Les parents de l’adolescente souhaitent que les sanctions nécessaires soient prises.

Ils sont remontés contre la police. Car le mercredi 31 janvier, l’ADSU aurait contraint leur fille, âgée de 14 ans, à se dénuder lors d’une fouille, sans la présence d’un adulte. Ils ont ainsi adressé une lettre à la Commission des droits de l’homme cette semaine pour leur faire part de cette affaire.

Elle est traumatisée. Sous le choc. Depuis le mercredi 31 janvier, Emilie*, une adolescente de 14 ans, ne trouve plus le sommeil, n’a plus l’appétit. Elle vit dans la peur au quotidien. La peur de voir de nouveau débarquer des officiers de l’Anti-Drug & Smuggling Unit (ADSU) à son domicile. Ce matin-là, alors que ses parents sont absents, la jeune fille aurait été surprise par des dizaines d’officiers de la brigade antidrogue qui auraient fait irruption chez elle à Résidence Barkly. Ces derniers auraient passé au crible la maison avant d’obliger Emilie à se déshabiller.

Révoltés, ses parents souhaitent que les sanctions nécessaires soient prises à l’encontre des officiers concernés. Cette semaine, ils ont adressé une lettre à la Commission des droits de l’homme. Ce matin-là, les parents d’Emilie auraient quitté leur domicile très tôt pour rendre visite à des proches. En leur absence, une dizaine de véhicules de l’ADSU aurait débarqué dans leur ruelle et plusieurs officiers auraient fait irruption dans leur maison. «Nous sommes plusieurs familles à habiter dans la même cour. Nous avons su ce qui s’était passé chez nous en voyant une vidéo postée par notre neveu sur Facebook», raconte la mère d’Emilie. De retour chez elle, sa fille lui raconte ce qui se serait passé, mercredi dernier. Avec l’accord de ses parents, Emilie, perturbée, confie : «Je me suis réveillée en sursaut lorsque j’ai entendu du bruit. Je pensais qu’il s’agissait de mon père mais j’ai vu des gens que je ne connaissais pas dans la maison. Une policière m’a suivie jusque dans ma chambre et m’a demandé de me déshabiller. Je lui ai fait comprendre que j’étais indisposée mais elle m’a obligée à le faire. Elle l’a fait sans alerter mes proches. Pourtant, ma grand-mère habite juste à côté mais personne n’a eu accès à la maison. Après la fouille, elle a juste dit à ses collègues, ‘‘pa li sa’’, et ils sont partis.»

 

Le même jour, les parents d’Emilie se sont rendus au poste de police de Barkly pour porter plainte. Deux jours plus tard, ils ont rapporté le cas à la Child Development Unit et à l’Ombudsperson for Children. «Nou konpran ki l’ADSU bizin fer so travay me nou pa dakor avek fason zot finn fer ek li. Zame finn ariv nou enn zafer parey. Pourtan, fer 25 an nou res isi», confient les parents de l’adolescente. Selon nos informations, la fouille effectuée chez Emilie devait se faire chez l’oncle de l’adolescente qui habite à côté.

 

Emilie est suivie par un psychologue de l’hôpital Brown-Séquard. De son côté, la police attend le verdict de la Commission des droits de l’homme pour entamer une enquête.

 

*Prénom fictif