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Le corps sans vie de Geneviève Jugurnauth, retrouvée chez elle | Ses enfants : «Nous sommes convaincus qu’elle a été battue à mort»

Les enfants de la victime, unis dans la douleur.

Pour eux, il ne fait aucun doute que leur mère est décédée suivant les coups de son compagnon. Ce, bien que le médecin légiste a attribué sa mort à un œdème pulmonaire. Quoi qu’il en soit, le compagnon de la victime, Satrajeet Durbhajan, a été arrêté et placé en détention policière.  Il nie être responsable de ce décès.

Du jour au lendemain, ils ont perdu la personne qui comptait le plus à leurs yeux. Unis dans la douleur, les jumelles Gareema et Gateeka, et leur frère Mirvesh s’efforcent tant bien que mal à tenir le coup. Chez leur tante à Rivière-du-Rempart, ils tentent de comprendre ce qui s’est passé au domicile de leur mère, à ébène, le dimanche 1er janvier. 

 

Geneviève Jugurnauth, 44 ans, a été retrouvée morte chez elle, ce jour-là. C’est son compagnon depuis trois ans, Satrajeet Dhurbhajan, 58 ans, qui s’est rendu à la police, en état d’ébriété, pour signaler ce décès. Sur place, la police a découvert la femme gisant sur le sol dans la salle à manger. L’autopsie a attribué son décès à un œdème pulmonaire. Mais des traces de blessures auraient également été relevées sur son corps. Satrajeet Dhurbhajan, un haut cadre du ministère du Logement et des terres, a été arrêté et répond d’une accusation provisoire de meurtre. 

 

Pour les enfants de Geneviève Jugurnauth, il s’agit d’un crime et ce serait le compagnon de leur mère qui l’aurait commis. «Notre maman a été battue à mort. Nous en sommes convaincus», disent-ils. Mirvesh, complètement abattu, poursuit : «Elle avait une marque de lacération au cou, une blessure à la tête et à l’œil, entre autres.» Le suspect Satrajeet Dhurbhajan nie être responsable de ce décès. Il a déclaré à la police que sa compagne avait fait une chute avant de succomber. Il a été relâché sous caution.

 

Mère de quatre enfants, dont le benjamin est âgé de 10 ans, Geneviève Jugurnauth était, selon ses proches, devenue alcoolique depuis qu’elle avait croisé la route de cet homme. Ils allèguent que ce dernier la tabassait aussi régulièrement. «Ma mère faisait des démarches pour avoir une maison quand elle a rencontré cet homme. Au départ, elle ne voulait pas s’engager avec lui mais a fini par céder. Tout allait bien au début jusqu’à ce qu’il nous montre son vrai visage. Celui d’un homme violent», explique l’une des jumelles. 

 

Jalousie

 

Les enfants de Geneviève Jugurnauth affirment que celle-ci a même été admise à l’hôpital de Candos pour coups et blessures durant trois jours en novembre dernier. Mais aucune plainte n’aurait été faite. «Notre mère avait peur qu’il perde son emploi.» Satrajeet Dharbhajan n’appréciait pas non plus, confie Mirvesh avec des larmes dans les yeux, que les enfants de sa compagne viennent lui rendre visite régulièrement. «Il semblait jaloux de la relation que notre mère avait avec nous, surtout avec moi.»  

 

Femme au foyer, Geneviève Jugurnauth était, selon ses enfants, une femme douce et gentille. Ex-réceptionniste dans une clinique privée, elle avait arrêté de travailler après sa rencontre avec Satrajeet Durbhajan. Nous avons rencontré les proches du suspect qui ont refusé de faire le moindre commentaire sur cette affaire. Les enfants de Geneviève Jugurnauth, désemparés, n’arrêtent pas de pleurer la mort de leur mère, la personne qui comptait le plus pour eux. La police continue son enquête pour déterminer les circonstances exactes de cette mort suspecte.