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Après un jour d’hospitalisation : Un jeune tatoueur succombe à ses blessures

Sa blessure a eu raison de lui. Thanooj Rughoonauth, 22 ans, a rendu l’âme au lendemain d’un accident de la route. Ce jeune tatoueur, habitant Poudre-d’Or-Hamlet et plus connu comme Ticolo, a été blessé quand la voiture conduite par un ami, âgé de 23 ans et habitant Triolet, a fait une sortie de route et a heurté un arbre sur la route principale, à Pointe-aux-Canonniers, vers 6 heures dimanche 13 mai.

 

Les deux jeunes revenaient d’une discothèque lorsque l’impensable s’est produit. Ils ont reçu les premiers soins dans une clinique privée avant d’être transférés à l’hôpital de Pamplemousses. Sur place, le conducteur a subi un alcotest qui s’est révélé négatif. Mais après une nuit agitée à l’hôpital, Thanooj a succombé à ses blessures. Le rapport de l’autopsie indique qu’il est mort d’une «péritonite aiguë due à une lacération de l’intestin grêle».

 

Ses funérailles ont eu lieu le mardi 15 mai. Et depuis, le quotidien des Rughoonauth est complètement bouleversé. Remilah, 56 ans, la mère du défunt, ne cesse de pleurer son benjamin «parti trop tôt». Son grand frère et ses deux sœurs disent être marqués à vie par la disparition subite du jeune homme.

 

«Il était trop jeune pour mourir. Il n’a pas eu le temps de réaliser son rêve», lâche son père Mukesh, 58 ans. Thanooj travaillait, dit-il, comme tatoueur dans un studio à Grand-Baie. Il caressait le rêve d’avoir son propre studio. D’ailleurs, selon son père, il avait déjà commencé à économiser pour réaliser son projet. La victime travaillait également comme barman dans une discothèque les week-ends pour se faire un peu d’argent. «Ce n’est qu’après qu’on a su qu’il voyageait avec un ami», explique Mukesh.

 

Le quinquagénaire souligne que son fils a souffert le martyre avant de mourir. «Il était conscient. Il saignait des oreilles. Son visage était boursoufflé. Il avait également une grosse enflure au genou gauche. Il a subi plusieurs examens dont un x-ray à l’abdomen à son arrivée à l’hôpital vers 9 heures. Il n’arrêtait pas de dire qu’il avait des douleurs atroces au ventre et au dos. On lui a finalement plâtré la jambe gauche», raconte Mukesh.

 

Remilah, en larmes, raconte que son fils a passé une nuit difficile avant de pousser son dernier soupir : «Mon époux et moi étions à l’hôpital très tôt le lendemain, soit le 14 mai, pour aider notre fils à faire sa toilette. Le personnel soignant nous a dit que notre fils a passé une nuit agitée. Notre fils a rendu l’âme quelques heures plus tard.»

 

Un fait intrigue les Rughoonauth ! Ils veulent savoir pourquoi l’hôpital n’a pu diagnostiquer la blessure à l’intestin. Mukesh attend la fin des rites funéraires pour décider de la marche à suivre. «Nous voulons savoir si mon fils a été victime d’une négligence. J’ai déjà consigné une déposition en ce sens. Il y a d’autres zones d’ombre. Nous voulons savoir comment son sac s’est retrouvé dans une voiture accidentée à Trou-aux-Biches alors qu’il voyageait à bord d’une voiture à Pointe-aux-Canonniers», s’interroge Mukesh.