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Accident fatal : Les rêves brisés de Shika, 18 ans

La jeune fille ambitionnait de faire des études en sociologie en Angleterre.

C’est un samedi. Cette étudiante en Upper Six se rend à des leçons particulières, à Sadally Road, lorsqu’elle se fait renverser par une voiture. Elle meurt 58 jours plus tard, soit le lundi 13 novembre. Sa mère, témoin de l’accident, revient sur ce terrible drame qui plonge sa famille dans une profonde tristesse.

Sangeeta Gopall n’oubliera jamais cette scène atroce. Sa fille Shika, 18 ans, traversant la route, juste après les feux, à l’avenue Sivananda, à Vacoas. Sa fille arrivant presque sur le trottoir d’en face. Sa fille se faisant percuter par une voiture et volant dans les airs avant d’atterrir sur le pare-brise du véhicule. Le tout devant ses yeux horrifiés car elle vient de déposer Shika, non loin de l’endroit où elle va prendre ses leçons particulières. 

 

Pendant 58 jours, Sangeeta et toute sa famille vivent dans l’angoisse et l’espoir de voir Shika s’en sortir. Hélas, l’étudiante en dernière année à la Sewa Bappoo SSS et habitante de La Marie, a été emportée par une infection, le lundi 13 novembre. Laissant ses parents et son frère Nishal, ainsi que ses autres proches dans le désespoir.

 

Le regard vide, la mine sans expression, comme anesthésiée par la douleur, Sangeeta nous raconte la dernière matinée de sa fille chérie. En ce samedi 16 octobre, mère et fille se sont réveillées tôt pour vaquer à leurs activités. Après avoir aidé son époux au champ, où ils cultivent des légumes, la mère de famille prépare un déjeuner vite fait car elle doit aller déposer Shika à ses leçons particulières, à la route Sadally, Vacoas. Celle-ci voyage uniquement dans le van de ses parents car elle a des problèmes de dos. Shika qui souffre de scoliose a été opérée à la colonne vertébrale quelques mois plus tôt. 

 

Vision d'horreur

 

Ce jour-là, elle enfile un blue-jean et un t-shirt rose à rayures. Mère et fille prennent la route vers 11h15. Trente minutes plus tard, c’est le drame. «J’avais garé mon véhicule sur un terrain vague pour permettre à ma fille de traverser aux feux. Au moment où j’allais faire marche arrière pour rentrer, j’ai entendu un bruit inhabituel et j’ai regardé dans sa direction», se souvient Sangeeta.

 

Ce qu’elle voit est plus qu’horrible. «Ma fille avait décollé. Une voiture se trouvant sur la voie rapide venait de la renverser. Je suis sortie de la voiture et j’ai couru vers elle. Elle avait atterri quelques mètres plus loin en plein milieu lor sime disic», raconte Sangeeta. Pendant les premières minutes, étant sous le choc, elle n’arrive pas à réfléchir. Puis reprend ses esprits. Sa fille, bien que grièvement blessée, lui parle, insiste pour s’asseoir. «Shika s’était également fracturée les jambes. Mais on ne pouvait pas bouger car l’accident avait attiré beaucoup de curieux.»

 

La police débarque 25 minutes plus tard. Suivie de près par le SAMU. Shika est toujours consciente au moment d’être transférée à Candos. Après que sa fille a obtenu les premiers soins et a été admise en salle, Sangeeta rentre chez elle, puis revient plus tard avec le reste de la famille, aux heures de visite. «Elle n’allait pas bien du tout, avait des difficultés à respirer. Elle tenait des propos incohérents. Le personnel soignant l’a alors admise d’urgence aux soins intensifs», explique Jessen, le père

 

Peu après, Shika sombre dans le coma. Elle est placée sous respiration artificielle. Elle est suivie par trois médecins spécialistes. Les jours suivants, Jessen et son épouse font le va-et-vient entre La Marie et Candos afin d’être près de leur fille le plus souvent possible. Dans la soirée, le couple tient des séances de prière avec d’autres membres de l’Assemblée de Dieu dont ils font partie. Hélas, Shika n’a pas survécu.

 

Celle qui avait fêté ses 18 ans, le 16 juillet dernier, est décrite comme une bonne élève, studieuse et intelligente. Elle avait obtenu 17 unités aux examens du School Certificate en 2015 et s’apprêtait à participer à ceux du Higher School Certificate (HSC). L’adolescente caressait le rêve d’aller faire des études en sociologie, en Angleterre. «Elle étudiait jusqu’à 2 heures du matin presque tous les jours. Elle voulait absolument réussir son HSC pour réaliser son rêve. Elle n’a même pas pu participer aux examens», regrette Sangeeta. 

 

La conductrice du véhicule impliquée dans l’accident est, elle aussi, très affectée, selon une de ses collègues. D’autant qu’elle vient de perdre son père durant la semaine écoulée. Elle fait l’objet d’une charge provisoire d’homicide involontaire et a dû fournir une caution pour retrouver la liberté. Son alcotest est négatif.