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Society for the Welfare of the Deaf : 50 ans d’une belle histoire

Les jeunes ont participé à un spectacle lors de cet anniversaire spécial.

Comme dans une famille, ils ont célébré un anniversaire spécial. Voilà un demi-siècle que la Society for the Welfare of the Deaf existe et depuis, elle milite pour l’intégration des personnes souffrant de troubles de l’audition. La fête a été placée sous le signe du passé et de l’avenir…

«A l’époque, beaucoup de Mauriciens étaient profondément superstitieux et associaient la surdité et les troubles de l’audition à une malédiction divine.» Le Dr Noorjehan Joonas remonte le temps et se souvient comment tout a commencé. «Les sourds et les malentendants étaient considérés comme des citoyens de seconde zone qui n’avaient que rarement accès à l’éducation et encore moins au monde du travail.» C’était il y a 50 ans.

 

Car depuis, la Society for the Welfare of the Deaf (SWD) s’est invitée dans le paysage local et a bousculé les choses. Cela fait 50 ans que la SWD prend en charge des personnes, plus particulièrement les jeunes et les enfants, qui ont des troubles auditifs.

 

Et pour souligner ce long chemin parcouru, les responsables ont, le temps d’une célébration au siège de l’association à Beau-Bassin, le jeudi 5 juillet, regardé dans le retroviseur du passé. «La SWD a permis à ces personnes de surmonter progressivement les obstacles en leur offrant une éducation qui tient compte de leur spécificité. Aujourd’hui, nous sommes fiers d’avoir aidé de nombreuses personnes à mieux intégrer la société et à participer pleinement au progrès économique du pays», explique le Dr Noorjehan Joonas, aujourd’hui présidente du conseil d’administration de la SWD.

 

La langage des signes

 

C’est en présence de plusieurs personnalités, dont la vice-Première ministre Fazila Jeewa-Daureeawoo, la ministre de l’éducation Leela Devi Dookun-Luchoomun, et l’ambassadrice de l’Union européenne Marjana Saal, que les projets à venir ont été dévoilés.

 

Les membres de la SWD sont aussi revenus sur les actions déployées pour changer la vie de ceux et celles qui frappent à leurs portes ou qui atterissent sur les bancs de l’école des sourds. D’ailleurs, la SWD a même développé le langage des signes mauricien, une étape importante dans la mission d’intégration car l’association mise beaucoup sur l’éducation. «Nos élèves sont au cœur de nos actions et notre objectif est de leur offrir un environnement à la fois motivant et productif. Nous misons aussi beaucoup sur le développement des compétences, à la fois pour nos élèves, nos éducateurs et nos interprètes. C’est cela qui a permis à de nombreux élèves de trouver un emploi à Maurice mais aussi à l’étranger», poursuit le Dr Joonas.

 

L’intégration est aujourd’hui le moteur de leur engagement. Les élèves de la SWD ont ainsi la possibilité de se former à des métiers comme la danse, la coiffure, la couture, la technologie, le design et l’art.

 

Les interprètes et les Deaf Teaching Assistants ainsi que deux jeunes stagiaires issus de la Vocational and Secondary School Section de l’école des sourds ont eu la possibilité de suivre une formation d’une année qui a pris fin début 2018.

 

Cette formation, qui leur a permis d’obtenir un diplôme de Niveau 1, comprend six unités d’enseignement de 50 heures chacune, dispensées par des spécialistes indiens du langage des signes et de l’interprétation. Pour le dernier module, les stagiaires se sont rendus dans une institution dédiée à l’enseignement des sourds par des sourds, ce qui leur a permis de comprendre comment se passe ce type d’enseignement.

 

Les programmes proposés par l’école des sourds sont conçus en collaboration avec des organisations internationales, dont l’Union européenne, qui soutient l’école depuis 2008 pour diverses initiatives.

 

Les ministres présents à la cérémonie, jeudi, ont salué le formidable travail accompli jusqu’ici par l’organisme et ont mis l’accent sur la nécessité de poursuivre la collaboration avec des institutions internationales afin de parfaire le programme proposé aux élèves qui fréquentent l’institution pour qu’ils puissent continuer à écrire leur belle histoire.