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Projet de re-végétation à La Citadelle : Pour un environnement plus sain

Jeeya Balloo et Erwin Amavassee, coordinateurs du projet, et Frederick Leung Miow Wah Kiam Siong, jardinier attitré de Friends of the Environment.

Restaurer l’écosystème indigène d’un lieu qui offre une vue panoramique sur la capitale. C’est l’objectif du projet La Citadelle Native Re-vegetation, mis sur pied par l’ONG Friends Of the Environment (FOE). «Nous sommes conscients qu’en contribuant à ce projet, nous aidons à créer un environnement agréable et sain pour aider les gens à se couper de cette ville qui turbine constamment», confie Erwin Amavasee, un des coordinateurs de La Citadelle Native Re-vegetation.

 

Vendredi, aux alentours de 9 heures. Erwin, accompagné de Jeeya Balloo, également coordinatrice du projet, et Frederick Leung Miow Wah Kiam Siong, le jardinier de l’ONG, s’affaire à creuser, planter et arroser les plantes indigènes sur la face nord de La Citadelle. Ils ont décidé de donner de leur temps pour protéger l’écosystème. Mais pour mener à bien leur projet, ils ont besoin de soutien. 

 

C’est pourquoi l’ONG FOE, qui compte 60 membres, mise sur le volontariat. «600 volontaires sont venus nous aider sur le terrain. 450 du groupe Currimjee  et 130 de la Mauritius Scout Association, du Leo Club de Port-Louis et des étudiants de l’Université de Maurice. Grâce à eux, nous avons pu mettre en terre 1 700 plantes indigènes et endémiques comme le bétel et le latanier bleu», explique Jeeya. 

 

Pourtant, les débuts n’ont pas été faciles. «Nous avons débuté le projet pilote sur la face Sud en 2010 mais le feu a tout ravagé. Il a fallu reboiser l’hectare complet et aujourd’hui, nous sommes fiers de voir ces arbres qui font désormais 5 à 8 mètres de haut. Nous avons également pu déceler les failles du projet et implanter des solutions, comme trouver des plantes adaptées au climat de La Citadelle. Le tout avec le soutien du Global Environment Facility Small Grants Programme, de l’UNP et de la Currimjee Foundation», expliquent les coordinateurs du projet. 

 

Un projet dont la réalisation a nécessité l’expertise et le soutien de professionnels, ainsi que de la recherche. Mais aussi un projet qui est l’affaire de tous. «La conservation de l’écosystème nous concernent tous. Le projet autour de La Citadelle est aussi une mesure de sécurité pour la capitale. Les arbres que nous mettons en terre vont agir comme des réservoirs lors des averses, entre autres», souligne Erwin. 

 

Il reste encore neuf hectares à La Citadelle mais aussi d’autres endroits à Maurice qui auraient besoin d’être reboisés. Alors l’ONG FOE lance un appel aux Mauriciens qui souhaiteraient l’aider à mener à bien sa mission. Celle de restaurer l’écosystème indigène de toute l’île.