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La distribution d’eau courante passée à la loupe

Harry Booluck et Radhakrisna Sadien

Le National Economic and Social Council (NESC) a présenté, jeudi, un rapport sur la gestion des ressources en eau, suite à une étude étalée sur plusieurs mois. Harry Booluck, ex-directeur de la Central Water Authority (CWA), et Radhakrisna Sadien, président du NESC, nous donnent leur avis sur le sujet.

Quel est votre constat du réseau de distribution d’eau à Maurice ?

Harry Booluck : Depuis plusieurs années, il y a tout un travail qui a été enclenché dans certaines régions de l’île. Ainsi, les anciens tuyaux en amiante sont remplacés lors des fourrages effectués par la Wastewater Management Authority et cela, dans le but d’améliorer la distribution d’eau dans l’île. Toutefois, nous entendons toujours certaines personnes se plaindre, comme à Camp-Levieux où les coupures d’eau sont, selon elles, fréquentes. Dans ce cas, il faut se poser les bonnes questions. Par exemple : les travaux qui ont commencé servent-ils à quelque chose s’il y a toujours certains qui se plaignent ?

Radhakrisna Sadien : Ce qui ressort dans le rapport du NESC, c’est le mauvais état de notre réseau de distribution d’eau. De par cet état de cause, on perd environ 200 millions de litres d’eau traitée à travers les vieilles distributions, suite à des fuites et à l’état des tuyaux.

Qu’en est-il de l’utilisation de l’eau dans l’île ?

Harry Booluck : En cette période, les réservoirs, tout comme les nappes phréatiques, affichent bonne mine. Ce n’est que vers le mois de septembre et, au fur et à mesure qu’il commencera à faire chaud, qu’il faudra faire attention. Il est temps qu’une décision soit prise pour en finir avec les problèmes d’eau dans l’île.

Radhakrisna Sadien :  Il y a de gros gaspillages dans l’île. Les Mauriciens consomment environ 165 litres d’eau quotidiennement par tête d’habitant, ce qui est énorme comparé à des normes mondiales.  

Fait-on suffisamment pour régler le problème de distribution d’eau dans le pays ?

Harry Booluck : Il n’y a jamais eu une décision à la CWA pour adopter un plan afin d’en finir avec les problèmes d’eau. Jusqu’à présent, il n’y a eu qu’une succession de recours à des consultants étrangers – et cela, de la part de tous les gouvernements qui se sont succédé – qui, au fil des années, ne sont rien venus changer. Comme on dit, nul n’est prophète dans son pays. Il y a beaucoup de compétences et de professionnels à la CWA. Il faut donc en finir avec les consultants étrangers.  

Radhakrisna Sadien :  Il faudrait que les autorités se lancent dans de nouveaux projets comme la construction de nouveaux barrages ou encore la recherche de nouveaux boreholes.