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Kasuya Cup 2018 : Rajesha Cowaloosur et Sanju Ramlugun à l’honneur

En terminant deuxième derrière l’Anglaise Janeme Lam ceinture noire, la Mauricienne Rajesha Cowaloosur est convaincue qu’elle est sur la bonne voie.

Maurice a abrité pour la deuxième année consécutive la Kasuya Cup, un tournoi ouvert aux pays étrangers. Cette manifestation a permis aux combattants mauriciens de faire valoir leur potentiel, à l’image de Sanju Ramlugun et Rajesha Cowaloosur qui ont fait bonne figure dans leurs catégories.

Ils ont brillé par leurs performances à l’occasion de la deuxième édition de la Kasuya Cup organisée par le Shotokan Martial Arts Federation (SMAF) au Dojo de Beau-Bassin. En terminant premier et deuxième dans leurs catégories respectives Sanju Ramlugun et Rajesha Cowaloosur ont démontré qu’ils font partie des futurs grands de cet art martial à Maurice.

 

Sanju Ramlugun a remporté deux médailles d’or à cette manifestation en terminant premier en kumité dans la catégorie U35 ceinture noire hommes et au même rang dans le tournoi par équipe kata aux côtés de Trishen Govinden et Aniketh Luchmun. Le Curepipien a également décroché une médaille de bronze dans le tournoi kata en prenant le même rang que l’expérimenté Eteesh Gobind. Il a, d’ailleurs, reçu le titre de meilleur combattant de la compétition.

 

La prestation de ce jeune homme de 23 ans impressionne puisqu’il a devancé des concurrents de la trempe d’Akash Aumeer, Avinash Pokhun ou encore Aditya Aumeer, des valeurs sûres de la discipline. «Je remercie mon grand-père qui m’a entraîné dans cette aventure car sans lui je n’aurais pas fait carrière dans les arts martiaux. J’ai aussi une pensée pour mes parents et mes entraîneurs pour leurs soutiens durant les dix années que je me consacre au karaté. Sans le soutien de toutes ses personnes je n’aurais pas fait un aussi long chemin dans ce sport», déclare celui qui possède déjà son club de shotokan à Eau-Coulée.

 

Employé comme agent de sécurité, Sanju Ramlugun ne regrette pas d’avoir emboîté ce chemin. Il avouera que les sacrifices et les efforts faits durant toutes ses années se sont avérés payants et aujourd’hui, le jeune homme ne rêve que d’une seule chose, celle de représenter Maurice sur la scène internationale.

 

«Je veux continuer à rendre hommage à toutes ces personnes et aussi à mon pays en participant à des compétitions de haut niveau. Ce sera ma façon de les remercier tout en portant haut le drapeau mauricien», avoue Sanju Ramlugun avec enthousiasme.

 

Cette envie de faire honneur au pays est aussi l’ambition de Rajesha Cowaloosur. La Portlouisienne, double médaillée d’or lors de l’édition 2017 de la Kasuya Cup, est tombée sur plus forte qu’elle. Engagée dans la catégorie open combat et kata, celle qui est porteuse de la ceinture marron a eu fort à faire face à l’Anglaise Janeme Lam. Face à une ceinture noire, la Mauricienne, auteure de deux médailles d’argent, concède que l’expérience a joué contre elle cette fois-ci. Elle se dit tout de même satisfaite de sa prestation et est plus que jamais motivée à aller de l’avant.

 

«L’Anglaise était forte mais la préparation que j’ai reçue m’a permis de lui tenir tête. Les Britanniques ont un bon niveau mais je pense qu’avec encore plus de frottement et de travail nous pourront nous aussi atteindre ce palier», remarque cette pensionnaire du Club de La-Tour-Koenig.

 

Après s’être frottée à plus forte qu’elle, Rajesha Cowaloosur se dit motivée. La jeune étudiante vise, elle, une ceinture noire. Un objectif qui semble être à sa portée, bien sûr avec une bonne dose de sacrifice, mais par-dessus tout la jeune sportive souhaite elle aussi défendre les couleurs mauriciennes en terre étrangère.

 

«Je pratique le shotokan depuis l’âge de 7 ans car j’ai toujours voué une passion pour les arts martiaux. C’est un sport que j’adore et qui me permet de me sentir bien car à travers sa pratique, j’ai acquis plus de confiance en moi et en même temps je me sens appliquée et responsable dans la vie. Je désire à mon tour ouvrir mon club et aussi avoir la chance de représenter mon pays dans des tournois de haut niveau», commente cette étudiante.

 

Un rêve qu’elle espère deviendra réalité dans pas longtemps mais en attendant, la Mauricienne pense déjà à reconquérir son titre l’année prochaine.