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«Destruction» d’un lieu de prière à Rose-Belle : De jeunes rastas remontés

Nicolah André nous montrant ce qui reste du lieu de prière des jeunes rastas de Rose-Belle.

Leur sanctuaire, fait de bambous, a été profané. C’est ce que soutiennent des rastas de l’Association socio-culturelle Zanfan Zion. Les faits se seraient produits le mardi 15 mai. Ce jour-là, leur lieu de prière, le «tabernacle», à Rose-Belle, a été «détruit». Nicolah André, un jeune membre de cette association, pointe du doigt un habitant de sa localité qui aurait agi sur les instructions d’une autre personne suivant un litige avec un groupe de jeunes rastafaris et un procès en Cour suprême.

 

«Notre tabernacle se trouve au bord d’une rivière. Nous occupons ce lieu depuis plus de 20 ans. Il se trouve sur un terrain abandonné depuis plus de 35 ans. Nous avons construit notre tabernacle sur une partie du terrain et nous avons planté des légumes sur un autre bout», explique Nicolas André. «Nu ena case lakour akoz sa terin-la. Pankor rann zizman.»

 

De son côté, un des propriétaires du terrain a retenu les services d’un homme de loi et a entamé un procès pour récupérer la parcelle de terre occupée par les rastas. Me Hunchun Gunesh, son avoué, nous a fait la déclaration suivante : «Je ne sais pas si mon client a ordonné la destruction du ‘‘tabernacle’’. Mon client veut uniquement récupérer le terrain occupé par les rastas. Il n’a aucun problème avec l’autre portion où des légumes sont cultivés car elle appartient à l’État. L’affaire sera entendue en Cour ce mardi 22 mai.»

 

Les jeunes rastas ont, eux, une rencontre avec leur avocat, Me Erickson Mooneeapillay, le lundi 21 mai, pour préparer leur défense.