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Commission d’enquête : Ameenah Gurib-Fakim dévoile et… inquiète

De quoi s’agit-il ? La commission d’enquête instituée sur l’ancienne présidente de la République Ameenah Gurib-Fakim a pour but d’examiner s’il y a eu violation de l’article 64 de la Constitution, entre autres, dans le sillage de l’affaire Platinum Card qui a mené à la démission de la scientifique le 23 mars. Les travaux ont débuté le lundi 6 août. Et c’est à la Cour suprême que les témoins doivent se rendre pour déposer.

 

Elle était attendue (après deux renvois car elle se trouvait à l’étranger). Et sa version des faits également. Depuis longtemps. Et finalement, c’est cette semaine que l’ancienne présidente de la République Ameenah Gurib-Fakim s’est exprimée sur la période trouble entourant l’affaire Platinum Card (découlant de ses relations avec le milliardaire angolais controversé Alvaro Sobrinho au sein de l’association Planet Earth Institute). Et la mise en place d’une commission d’enquête, sans l’aval du cabinet, pour faire la lumière sur toute cette affaire.

 

Ce qu’elle a affirmé.La scientifique a dit son ignorance des lois et sa confiance totale en ses hommes de loi, l’avocat Me  Yousuf Mohamed et l’avoué Gilbert Noël, pour ce move qui a pris des allures de coup d’État (elle a démenti qu’il s’agissait de son intention). Mais aussi sur son impression, à l’époque, d’avoir été lâchée par le gouvernement face au tourbillon auquel elle faisait face suite aux révélations dans la presse. Elle a expliqué que l’Attorney General, vers qui elle se tournait habituellement pour des conseils, ne semblait pas être libre.

 

Une version qui accuse.Les hommes de loi dont les noms ont été cités lors de la comparution de l’ancienne présidente de la République n’ont pas souhaité faire de déclarations. Néanmoins, dans leur entourage, on laisse entendre qu’ils préparent leur réplique car les déclarations d’Ameenah Gurib-Fakim ne sont pas anodines. Ses révélations inquiètent, «surtout que tout n’est pas exact», précise une source proche d’un des avocats.

 

Paul Bérenger n’est pas d’accord.Ce qui se passe ne lui plaît pas du tout : «Pou fane linn fane. Mais cette commission, c’est un waste of money and of time.» Et en plus, estime-t-il, cette commission fait beaucoup de tort à l’institution «très importante» qu’est la présidence de la République. Il n’est pas d’accord, dit-il, avec la notion des three sitting judges et espère, néanmoins, que la Commission d’enquête fera son travail quand il sera question de révélations possibles sur les membres du gouvernement.